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16/01/2010

9 ans après la mort de Boga Doudou Un proche de l’ancien ministre de l’Intérieur parle

74bd5436d675613f89430d239110c9b3.jpgEx-directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, aujourd’hui Auditeur de finances à la Cellule de réduit des dépenses publiques (CRDP) à la direction du budget, Bernard Rabé est le Coordonnateur du mouvement Cap-UR-LG pour la réélection du président Laurent Gbagbo et président du mouvement de soutien « Awa Gbagbo za » du département de Lakota. Bernard Rabé décrit, dans l'entretien qui suit, le vide laissé par le "menugnon" de Néko pour ses alliés Godié de Tigrou. Les deux ministres cultes du gouvernement Affi Nguessan, à l'Intérieur et à la Défense étaient issus des terroirs bien Godié. Les "Tigué" avaient l'enfant de Gobeli et avec lui leur allié historique, le "menugnon" ministre Emile Boga Doudou. Je vois d'ici la tristesse des miens à Sokotohue, Niakogadé, Niakoblognoa, Kpahirognoa, Beyo, Botohué ou Godélilié 1 , Menégnelilié ou Godélilié 2, Kpadagnoa, Lokido, Pépézo, Gnahohué, etc... Nous finirons par vaincre l'adversité malhonnête. Merci Bernard! Nous nous rencontrerons bientôt.
Lettê na Lettê


Vous aviez organisé, récemment, une cérémonie d’hommage au président Gbagbo avec les ressortissants baoulés de Bobolilié. Quel sens revêt cette manifestation ?
Cette cérémonie a été organisée dans le cadre de mon programme d’activité. D’abord au niveau du mouvement Cap-UR-LG pour la réélection du président Gbagbo, et du mouvement que nous avons créé à notre niveau pour le soutenir et qui est dénommé « Awa Gbagbo za ». Ma mission consiste à sensibiliser ceux qu’on considère comme électorat hostile au FPI ou au président Gbagbo. Pour les amener à comprendre que reconduire le chef de l’Etat à l’élection présidentielle à venir est une nécessité, compte tenu des réalités de terrain que nous vivons et de la sortie de crise. Un combat républicain mené par l’ensemble de la jeunesse ivoirienne.

Que proposez-vous à ces populations pour les convaincre à vous suivre dans votre choix ?
Il y a deux aspects dans mes actions. Dans un premier temps, je sillonne les villages et les campements des Baoulés et des Didas parce qu’il n’existe pas d’électeur FPI en tant que tel. L’électorat est un peu comme une touffe d’herbes qui prend le sens du vent violent. Donc, il faut constamment les entretenir. D’abord, nous allons vers tout le monde. Nous avons observé deux choses. Pour qu’un électeur soit stable, il faut quand même qu’il ait le minimum. C’est la pauvreté qui fait que les gens ne sont pas solides et succombent aux tentations. Dans les villages, nous demandons aux populations de se mettre en groupe pour un hectare. Ensuite, nous leur offrons le nettoyage (estimé à 25000 f) et des boutures de manioc. Nous les encadrons grâce à un technicien qui leur apprend les techniques culturales pour qu’ils soient plus rentables. Ensuite, nous leur expliquons pourquoi c’est le président Gbagbo qu’il faut actuellement. Nous le faisons par village peu importe leur parti politique. Pour ceux qui n’arrivent pas à l’accepter, il faut les amener à comprendre qu’avec Gbagbo, il faut qu’on achève la bataille. Sinon les déstabilisateurs auront atteint leur objectif. Si nous donnons le pouvoir à quelqu’un d’autre, toute la résistance pendant ces dix années sera vaine. En conclusion, nous leur permettons de sortir du seuil de pauvreté et leur faire comprendre qu’un pays, c’est l’affaire de tous ; donc lorsque nous avons résisté, il faut ensemble décider de le confier à quelqu’un.

Êtes-vous satisfait des premiers résultats obtenus ?
Oui ! C’est la première fois depuis que je suis né et que je suis à Lakota, que les populations akan, organisent une journée d’hommage au président Gbagbo. Dans le passé, c’était à Houphouët-Boigny. Mais, depuis l’accession du président Gbagbo à la magistrature suprême, c’est la première fois. Au départ, les gens ne comprenaient pas le sens de notre combat. On nous prenait pour des gens qui venaient attaquer les Akans. Mais aujourd’hui, Dieu merci, nos frères ont compris. Sur les 113 villages que compte le département, j’ai fait 111. Il ne reste que deux villages qui n’ont pas encore été visités. Cela a permis à nos frères de rendre hommage au président Gbagbo, et ils ont décidé de ne pas le faire dans un seul village pour ne pas qu’on ait l’impression qu’on a rassemblé de petits voyous des quartiers. Des chefs et des populations ont effectué le déplacement de tous les villages du département. Deuxièmement, il y a des villages où les gens ne se parlaient presque pas. Notre action à permis de renforcer la cohésion sociale. J’ai posé des actes, tel que l’installation de broyeuses à Néko et bientôt à Bobolilié, etc.

Qu’est-ce qui peut bien vous faire courir ainsi ? Une ambition cachée ?

Votre question me va droit au cœur. C’est la lutte qui me fait courir contre la pauvreté. Je suis issu d’une famille de pauvres. A l’état actuel, nous avons pour mission d’aider nos frères qui sont dans ces conditions. Si nous ne faisons rien, il y a des situations qui font qu’on ne peut pas dormir. Expérience enrichissante, certes, mais une évidence demeure. Les conflits de positionnement, qui font que Lakota, bastion du FPI, sombre dans la léthargie. Comment résoudre ces problèmes qui minent la cité ? La guerre de leadership, je ne vois pas les choses de cette façon-là. Les gens exagèrent un peu. Les choses à Lakota ne sont pas plus graves qu’ailleurs. A Lakota, ce qui fait qu’on pense cela, c’est que nous sommes partis d’un rang. Nous sommes les meilleurs au niveau du FPI. A l’élection présidentielle passée en 2000, on avait donné le meilleur taux au président Gbagbo. Donc, ce n’est pas facile de se maintenir premier. On avait un leader charismatique (feu le ministre Emile Boga Doudou) tellement fort. Avec lui, on avait oublié tout ce qui était mutuelle de développement, parce qu’il avait le charisme de nous réunir en un temps record et nous guider. Quand on ne se prépare pas à la disparition d’un tel leader, on est tout le temps perturbé. C’est ce que nous vivons. Sinon à Lakota, il n’y a pas de querelle, on exagère. Il suffit qu’on ne me voie pas aux côtés de mon frère, le directeur départemental de campagne (DDC), Zabo, pour que les gens inventent des histoires. C’est vrai qu’au départ, on nous voyait tout le temps ensemble. Et parmi nous, beaucoup n’avaient pas de véhicules. Donc, à la campagne de 2000 on se mettait souvent dans une voiture. Aujourd’hui que chacun a sa voiture, on se suit ou un autre prend de l’avance, c’est tout ! Mais ça ne veut pas dire qu’on est en palabre. Très bientôt, vous verrez qu’on sera ensemble parce qu’on a un objectif commun immédiat, c’est de faire élire le président Gbagbo à un taux de plus de 85%. Je ne suis pas un élu, mais vous savez dans chaque région de Côte d’Ivoire, chaque peuple mise sur une particularité. Et c’est ce qui fait que les élus ont leur priorité. Dans certaines régions, quand tu n’es pas aux funérailles, tu es considéré comme un ennemi. D’autres s’associent pour envoyer les enfants en Europe ou construisent des infrastructures. Chez nous les Didas, nous avons une particularité qu’il ne faut pas négliger. Quand on est à la tête d’un peuple, il faut connaître sa psychologie. En ce moment, avec peu de moyens, on peut faire beaucoup de bien. Les gens vous applaudissent pour le geste que vous faites.

Vous parliez tantôt de feu le ministre Emile Boga Doudou. Quelles relations vous liaient ?

D’abord, c’était un parent. Chez nous à Lakota, si ta maman n’est pas de tel village, ta grand-mère l’est. Le ministre Emile Boga Doudou était un cousin. On n’est pas du même village mais on avait des liens de parenté. Ensuite, il était considéré comme un symbole de la rigueur. Et on le craignait pour cette rigueur. Quand il disait quelque chose, il ne plaisantait pas. Il dit ce qu’il sait. C’est pour cela que je le respectais beaucoup. Lorsque j’avais besoin d’avoir l’exactitude d’une information, je me referais à lui. Il ne tombait pas dans la combine. Aux élections passées, il a justifié le choix des candidats et nous tous avons été convaincus.

Il se dit que sa disparation crispe le débat politique à Lakota ?
Lorsque la perte est grande, on est perturbé. Quand la poule voit l’épervier, elle fait signe à ses poussins. Mais si c’est la poule que l’épervier emporte, les poussins vont dans tous les sens. Et c’est ce que vous constatez. Notre tradition dida est telle que quand tu perds un parent, on t’accuse de l’avoir tué. Parce que si tu l’avais protégé, il ne serait pas mort. C’est notre culture. Vous êtes des jumeaux, si l’un meurt quelqu’un va t’accuser d’avoir tué ton frère. Tu vas dire ‘’mais comment je peux tuer mon propre frère’’, il va te dire ‘’un jour tu avais dit ceci ou cela. Quand on dit ça d’un frère, c’est qu’on l’a tué’’. Les gens veulent t’amener à avouer un crime que tu n’as pas commis. Au jour d’aujourd’hui, les gens utilisent mal cette culture pour nous diviser. Sinon il n’y a pas à dire n’importe quoi sur la mort du ministre Emile Boga Doudou.

Bientôt les Ivoiriens iront dans les urnes pour élire leur futur président Comment pensez-vous que le président Gbagbo peut les convaincre à le choisir ?
Il faut que Gbagbo passe pour capitaliser la lutte républicaine que nous avons menée. Votons pour le président Gbagbo si nous ne voulons pas que tout ce combat que nous avons mené pendant 09 ans, et pour lequel nous avons tous perdu des proches soit vain. Nous avons notre indépendance parce qu’aujourd’hui, avant de décider, nous n’attendons rien de la France. Quand le FPI arrivait au pouvoir, dans tous les ministères, il y avait un conseiller technique français. Même au ministère de la Défense, il y a en avait trois. Pour que le ministre fasse son discours, il fallait que le conseiller le voie d’abord. Tous ces changements ont dû mettre de l’huile sur le feu. Parce que le FPI venu au pouvoir n’acceptait pas cette humiliation et les a écartés. Cela a dû jouer en faveur de la crise. Nous avons une occasion unique de nous débarrasser d’un certain nombre de choses. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire peut passer librement ses marchés. C’est vrai qu’on n’a pas encore fait les élections pour que le président Gbagbo retrouve la totalité du territoire ivoirien mais, vous constatez que la Côte d’Ivoire est en chantier. Voyez à Yamoussoukro, le pont de Jacqueville... tout se construit parce qu’à un moment donné, quelqu’un a décidé de prendre ses responsabilités. Donc si Gbagbo ne passe pas, tout cela va s’arrêter et c’est tous les Ivoiriens qui perdront. Au niveau de Lakota, nous avons un devoir vis-à-vis du président Laurent Gbagbo. L’on se rappelle lors de la campagne précédente, il a dit ‘’donnez-moi le pouvoir et je vous le rendrai’’. Lorsqu’il a pris ce pouvoir, il a rendu plus de la moitié de ce pouvoir au peuple. Il a nommé des fils de Lakota à des postes de responsabilité honorable qu’aucun département de côte d’Ivoire ne peut égaler. Même si son frère Boga n’est plus, nous devons démontrer que nous sommes reconnaissants. C’est parce qu’il nous aime qu’il a été attaqué. Il y a certains membres du FPI qui sont allés dans la rébellion à cause de son amour pour nous. Le président a failli perdre son pouvoir pour cela. Donc nous devons tout faire pour le lui remettre. Si le taux de Lakota n’est pas meilleur que les autres, c’est qu’on a échoué.

L' Inter du 15 janvier 2010

Commentaires

je pense que l'idée du developpement du departement de LAKOTA n'est pas assez developpée dans les propos de monsieur RABE. IL se soucis plus de la rélection de M.GBAGBO LAURENT et de la reconnaissance du peuple DIDA que de son peuple en particuleir de sa jeunesse qui elle veut un departement moderne et non un departement depuis 50ans traditionnel car elas tel est le constat lorsque l'on regarde notre trés chére departement. IL N YA RIEN DE JOYEUX A LAKOTA TOUT SEMBLE TRISTE C' EST LE CONTRAIRE DE DIVO ET DE GAGNOA. AINSI QUAND AURA LIEU LE DEVELOPPEMENT DU PETIT CAMPEMENT A GAUCHE?

Écrit par : GOHI mathieu | 15/08/2010

je pense que M. RABET a fait une bonne analyse de la situation actuelle sur le plan politique et a donné des réponses satisfaisantes aux questions du journaliste, si nous tenons compte de sa propre position.

on ne parle de développent que lorsqu'il y a la paix dans une région et que tous les fils de ladite région pensent au futur de celle-ci.

Le politique à ma connaissance n'est pas le seul dépositaire des actions de développent, car pour moi le développent est le résultat d'actes concrets; personnels, de groupe de personnes (associations) etc... ( c'est une lutte d'ensemble, alors pensons y )

Écrit par : GOUZOU | 20/11/2010

Bonjour chers frères et soeurs de Tigrou et de Niambézaria au premier de l'élection présidentielle, le leader de la Gauche ivoirienne qui nous a fait l'honneur en nommant deux des nôtres dans son tout premier gouvernement, a recueilli chez nous 52% des suffrages de nos parents. C'est la preuve de nos divisions intestines en expliquant que nous sommes démocrates. Mais voyez en face! Tout le Nord a voté à plus de 95% pour Dramane Allassane Ouattara. Là-bas les barrières politiques et idéologiques n'existent pas. Ils avaient un des leurs. Ils ont voté pour lui! Est-ce pour cela qu'ils ne sont pas démocrates et républicains comme nous? La seule vérité de ces scores que j'ai aussi dénoncés est: une campagne de terrain et de contact physique avec les populations. Mais chez nous il y a toujours les "grands types" et que sais-je!!! Ils parlent en Français ce que la plupart des nôtres ne comprennent pas. Il faut donc changer de méthode. Même chez Gbalet Dapleu Lazare à Adebem dans le Bas Sassandra, nous avons étalé au grand jour nos divisions byzantines. Notre laxisme intellectuelle et politique a fait le reste. Comment c'est seulement dans nos terroirs que l'on trouvent des campements Baoulé et autres minorités nationales de Côte d'Ivoire et d'ailleurs et qu'ailleurs, dans les autres terroirs du pays, on ne trouve aucune communauté Krou (Bété, Dida, Godié, Kodia, Neyo, Kroumen, Kouzié, etc...) en campements et villages allogènes. il nous faudra y mettre sèchement un terme. Il est temps de rentrer en brousse et dire à nos parents ce qui se passent concrètement dans le pays au lieu de faire de la rétention de l'information en prétextant la paix. Il n'y aura pas de paix en Côte d'Ivoire tant que nous serons envahis par les minarets et leurs jihadistes avec! Il n'y aura pas de paix en Côte d'Ivoire lorsque la Franc-maçonnerie nous insultera. Je vous salue tous! Courage! Nous vaincrons l'adversité et ,nos terroirs danserons par tous les temps, de nuit comme de jour!!! Le jour se lève toujours Lettê naa Lettê"

Écrit par : Lette naa Lette | 20/11/2010

salut a vous car je viens de decouvrire ce blog

Écrit par : babo | 22/11/2010

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