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28/01/2010

Ma lettre à Tchimou Procureur de la République

cadre7nathyol0.gifIl m’avait semblé avoir lu des choses rassurantes sur vous dans les médiats ivoiriens et étrangers. L’on avait avantageusement disserté sur votre capacité méthodique à démêler les conflits qui vous étaient soumis. L’on a écrit même que vous avez affronté les puissants réseaux maçonniques de l’appareil judiciaire français. Vous auriez réussi à mettre hors d’état de nuire d’irascibles et intrigants faussaires ivoiriens et français. J’avais donc été acquis à l’idée que vous pouviez vraiment incarner la renaissance morale et politique de la Palabre africaine. Même si j’avais pu former ici et là de sérieuses réserves sur cette hagiographie d’autant que Tony Oulaï était toujours en prison en France contre tout bon sens ! J’ai désormais peur de ce portrait surfait de vous. Je tire ou je fonde mon inquiétude, peut-être exagérée, de vos deux dernières sorties médiatiques. Elles sont encore sur la toile. Je suis et m’informe sur la situation du pays par Internet, le médiat le plus en rupture avec les factions et les phalanges de toutes origines.


Vous avez annoncé publiquement que la « Cei ne bénéficiait plus de l’immunité de juridiction » en citant longuement la législation textuelle en vigueur en Côte d’Ivoire. Elle pouvait être poursuivie devant toutes les juridictions de droit commun. Vous avez déclaré que la requête de Désiré Tagro pouvait être une odieuse machination politique en ce qu’elle avait pour fondement moral et juridique une affabulation grossière : la rumeur ou la clameur médiatique. Vous avez aussi disserté sur la complexité ou la relative simplicité de l’affaire dite de la « liste électorale de la Cei parallèle » du Président Beugré Mambé. Vous affirmez, au terme de vos préconisations méthodologiques, que vous n’auditionneriez peut-être pas les responsables de Sagem Sécurité relèverait d’un autre corps de droit positif ivoirien que vous n’avez pas indiqué. Vous entendez leur aménager une audition exceptionnelle et encadrée ! Sagem Sécurité bénéficie donc de l’immunité de juridiction.

Le Président Beugré Mambé, la Cei des institutionnels ivoiriens, le ministre citoyen sont passibles de poursuites devant les juridictions de droit commun. Les uns pour dénonciation peut-être calomnieuse, les autres pour corruption passive, ou faute particulièrement lourde. Sagem Sécurité est hors cause ! Je me suis dit qu’une révolution jurisprudentielle était en cours en Côte d’Ivoire ! Je rêve peut-être debout ! En levant unilatéralement, par la loi certes, l’immunité juridictionnelle des Ivoiriens, des voix fortes se sont levées pour dire et affirmer c’est à dire revendiquer l’impunité légale et juridictionnelle des Ivoiriens de la Cei. En somme, vous avez introduit le virus de la banalisation dans notre législation électorale en vigueur. C’est ce que racontent Pr Aboubakar et Maître Assi lorsqu’ils vous contestent la levée légale de l’immunité juridictionnelle de la Cei. Vous n’avez rien dit aux deux éminents interpellateurs tout aussi férus de droit positif ivoirien que vous. L’un est membre de « l’académie des savants » de l’université, et l’autre a dirigé le barreau ivoirien. Le professeur, l’avocat et nous autres, nous entendions la fermeté républicaine du procureur par la loi. Vous poussez à la vaine contorsion des polémiques savantes et invariablement criminelles. On peut penser donc que vous avez aussi ajouté à la confusion !

Le Pr Vangah Wodié, le double agrégé de droit a conseillé au Président Beugré Mambé de démissionner. Il n’a pas fait de commentaires. Cela ne vous inquiète pas ? Tant que Pascal Affi, un gauchiste opportuniste exigeait la démission du Président Beugré Mambé, ont pouvait le suspecter de tous les torts de la terre. Ce n’est pas Pascal Affi qui clame et proclame la forfaiture à la tête de la Cei ! L’universitaire émérite, le père fondateur, notre « Papa à tous », le Pr Vangah Wodié a dit qu’il y a eu faute inexcusable et crapule ! Et vous, que faites-vous ? Vous semblez vaticiner ! A l’arrivée vous donnez le sentiment d’un esprit corrompu, indigne de la fonction qui la vôtre ! Ce n’est qu’un simple constat désabusé. Je peux me tromper. Si le fiel un peu brouillon froisse votre ego, je vous prie de m’en excuser d’avance !

Vous avez pour seule réponse, à la bouche lorsque l’on vous interpelle, dans quinze jours, l’enquête sera bouclée ! Quels sont les actes clairs que vous avez posés qui donnent à lire le sérieux du travail de vos deux substituts. Aucun scellé. Aucune mesure conservatoire. On continue comme s’il n’y avait rien eu. On interdit même au ministre de l’intérieur de faire son travail d’Etat civil parce que l’administration Sarkozy et les loges de Parent l’auraient ainsi décidé ! C’est l’éminent professeur de médecine Djédjé Mady qui l’a dit, aux micros des médiats ivoiriens, à Badini, le représentant du facilitateur qui n’a pas été informé des croisements du Président Beugré Mambé alors qu’il aurait dû être informé. Et ce Djédjé Mady qui traite Désiré Tagro de militant Fpi oublie sa curieuse négociation de paix de l’agenouillement. On n’a toujours pas vu les résultats de paix ! Au contraire, ils ont conforté les voyous ivoiriens et leurs commanditaires dans leur entreprise criminelle ! Désiré Tagro ne s’est pas « agenouillé » devant les barbares et leurs maitres français, libyens et burkinabè. Il leur a arraché un Accord et un Traité de paix en leur parlant le langage de la palabre africaine de la vérité. Et ce Djédjé Mady parle de nos lois ! Mais sait-il que c’est justement contre ces lois-là que l’on a instrumentalisé des jeunes Ivoiriens qui avaient encore l’âge du royaume d’enfance. Djédjé Mady devrait commencer à choisir clairement s’il est un haut cadre ivoirien ou un sinistre « Bagnon » au sens où l’employait Félix Houphouët-Boigny !

Une courte digression pour mesurer la profondeur de la crapulerie de la Cei parallèle du Président Beugré Mambé  !

Ce sont les mêmes qui ont produit la stratégie du coup d’Etat médical contre Félix Houphouët-Boigny, à Paris le 17 février 1992. Pour se couvrir, ils produiront l’ordonnance anti-casseurs non publiée et appliquée le 18 février 1992. De grands dirigeants de notre pays se retrouveront en prison parce que Dr Dramane Allassane Ouattara voulait prendre la place, toute la place de Félix Houphouët-Boigny. Il lui avait déjà pris sa kiné selon les mauvaises langues bien de chez nous ! Le coup a foiré puisque le dauphin constitutionnel se serait présenté pour assumer ses responsabilités d’Etat ! Cet énigmatique dauphin était déjà dans le rouage du parricide. Il conseillera au « bravtchè » d’accuser maladroitement et de jeter en prison leurs contradicteurs politiques. C’est ce qui s’est passé. Le patriarche n’a rien su de tout cela. « Il était déjà à l’ouest » pour ceux et celles qui parlent nouci ! Oh ! Il faut toujours avoir un œil sur ce que Gnali Etienne Djaument a appelé le « gbrè Baoulé », cette sorte d’habilité politique qui n’est pas roublardise !

Le 7 décembre 1993, Dr Dramane Allassane Ouattara soutenu par Philippe Yacé et le silence bavard de Robert Guéhi fit une lecture constitutionnelle pour fonder son nouveau coup de force. Or, cette fois-ci le « père » était mort et que chaque héritier pouvait faire valoir sa part de l’héritage sans avoir à subir de jugement ou de réprimandes. Notre Nzueba national mit les moyens lourds. Il se présenta sous forte escorte à la Rti de Miremont Augustin, l’actuel Secrétaire général permanent de la Cei. Il ordonna. Et tout le monde se mit à sa disposition !

Deux coups de force à l’unique initiative de Dr Dramane Allassane Oauttara. Il essaya d’entrainer la gauche ivoirienne. Il réussit en partie en 1995 en jouant sur l’amitié entre Djeni Kobina et Laurent Gbagbo. La gauche significative retira son candidat de l’élection présidentielle d’octobre 1995. Dans la nuit du 20 octobre 1995, l’Empereur Nzueba et ses suiveurs firent avortés la troisième tentative de coup de force. Trop c’est trop ! Nzueba l’Empereur demanda à ses « suiveurs » de produire une théorie sociale et politique qui écarterait Dr Dramane Allassane Ouattara. Niamkey-Koffi en sait quelque chose. C’est « l’ivoirité schizophrénique » racontée au chapitre 13 du livre « Les chemins de ma vie » de Nzueba l’Empereur du « Mambé » ou Henri Konan Bédié.

Dr Dramane Allassane Ouattara réussit avec ses réseaux maçonniques du « 2 rue de l’Elysée selon les dossiers noirs de la Lettre de Survie », à capitaliser tous ceux et toutes celles qui ont rejeté l’Empereur Nzueba. Décembre 1999 met sur la place publique la « mécanique » de la violence publique. L’Empereur Nzueba et Dr Dramane Allassane Ouattara réussissent à faire porter au leader de la gauche la responsabilité de la tragédie ivoirienne ! Ils sontensemble aujourd’hui au Rhdp. Leur porte-parole s’appelle Djédjé Mady ! Que voulez, le naturel reprend toujours le dessus chez tous les « wourou fato », tous les « dangadé, foufafou, babiè » !

Je dois ajouter que Le nouveau Réveil de Kah Zion a rappelé à notre mémoire comment des slogans de libération ont produit en Côte d’Ivoire le froid assassinat de Thierry Zébié Zirignon . « Le témoignage de Jean Blé Guirao, alors numéro trois de la Fesci est plus précis : « La foule d’étudiants qui devance le secrétaire général à Mermoz se retrouve nez à nez avec Thierry Zébié et trois de ses gars, au kiosque, devant la cité. Thierry Zébié est armé d’un pistolet. Devant la foule, il tire en l’air. Quand il sent que la pression de la foule ne faiblit pas, il s’enfuit et va trouver refuge dans la villa d’un couple qui à ce temps, aide beaucoup les militants de la Fesci. Thierry Zébié sait, étant donné qu’il était l’un des nôtres au début, que quand on nous pourchasse de Mermoz, on se refugie souvent là-bas. Les gens le suivent. Très vite, la villa est encerclée. Le salon est investi. De même que la chambre ». Les dernières secondes de l’étudiant relèvent des fictions de mort violente. Selon Jean Blé Guirao, « Il y a trois personnes en tenue jeans complet avec des paires de basket, qui sont dans la cuisine. C’est l’un d’eux qui porte la brique sur la tête de Thierry Zébié qui s’écroule ». Par la suite, selon les témoignages que Martial Ahipeaud dit avoir recueillis plus tard, l’individu « qui l’assomme le livre à la vindicte populaire ». A l’époque Dr Dramane Allassane Ouattara était Premier ministre et Président par intérim de la Côte d’Ivoire sur les injonctions maçonniques du Fmi de Camdessus ! A l’époque, le Général Robert Guéhi était le premier des centurions ivoiriens. Et Martial Ahipeaud était le secrétaire général de la Fesci. Vous ne vous êtes toujours pas saisi de cette histoire pour en établir la clarté et la vérité au moment où les mêmes qui étaient au pouvoir projettent de libérer la Rti de l’emprise d’Amessan en exigeant sa présence sur les lieux. Dans ce témoignage, Jean Blé Guirao dit bien avoir assisté à l’assassinat de Thierry Zébié Zirignon. Dr Dramane Allassane Ouattara n’a toujours pas demandé de prévoir une sécurité particulière pour Amessan alors qu’il en a exigé pour le Président Beugré Mambé dont vous dites qu’il ne bénéficie plus de la protection juridictionnelle ! Je veux dire qu’en dehors de Martial Ahipeaud qui vit à Londres et qui a créé un parti politique Udl, tous les autres sont dans la coalition Rhdp. Jean Blé Guirao (Udpci) le témoin de l’assassinat de Thierry Zébié par « trois personnes en jeans et basket », Dr Dramane Allassane Ouattara, le théoricien de l’intégrité sont encore parmi les principaux acteurs de la chienlit qui vient.

Ce sont ces mêmes responsables ivoiriens du Rhdp qui ont imposé Sagem Sécurité à l’Etat ivoirien comme unique voie de sortie de notre tragédie. Dr Dramane Allassane Ouattara et ses alliés de toujours se sont un peu brouillés après le mauvais casting de Lomé en 1995. Mais depuis Marcoussis, ils sont ensemble par la volonté déterminée des loges maçonniques de Pierre Parent et autres Camdessus ! Afrique Action ou Jeune Afrique avait vendu la mèche, sous la plume de Zyad Limam, en s’étonnant de ce que Dr Dramane Allassane Ouattara ne s’était pas emparé plus tôt du Rda et du Pdci. On lit ces derniers jours que c’est chose faite8 Et c’est reparti !

Vous avez un peu oublié l’effroyable et indécent chantage fait au leadership ivoirien à Pretoria. Les textes existent et vous devriez les connaître plus que quiconque en Côte d’Ivoire. Le Président Thabo Mbéki (médiateur), après un échange de noms d’oiseaux avec le Président Chirac, fut, à l’époque, contraint d’écrire au Président Laurent Gbagbo pour l’exhorter à faire usage de ses pouvoirs exceptionnels. Sans conséquence parjurielle ou anti-constitutionnelle ! La citoyenneté ivoirienne de Dr Dramane Allassane Ouattara, la Cei dirigée par des partis politiques vient de cette violence internationale orchestrée par l’Etat français ! Désiré Tagro vous l’écrit dans sa requête. Je ne sais pas si l’avez bien lue et comprise ! Vous écartez du processus de l’enquête judiciaire, donc de la recherche de la vérité le principal maître d’œuvre technique de toute cette affaire. Réveillé un matin par des amis ivoiriens, je me suis retrouvé à une conférence d’un commissaire de la Cei. J’ai appris ce jour-là que si l’on a choisi la Sagem Sécurité c’était pour que les Ivoiriens aient la paix. Vous ne pouvez donc pas écarter de la manifestation de la vérité des personnes qui ont été imposées à l’Etat de Côte d’Ivoire : Sagem Sécurité ou la guerre ! La Sagem sécurité est au cœur du désordre mortifère ivoirien. Il faut éclaicir cela aussi ! Il vous faudra entendre Dr Dramane Allassane Ouattara sur une définition complète de la notion d’intégrité quand tous les faux coups tournent autour de lui et de lui seul. On ne peut pas parler enb Côte d’Ivoire de faux coups sans que le nom de Dr Dramane Allassane Ouattara y soit d’une manière ou d’une autre. Cette fois-ci c’est lui même qui s’y est mêlé en parlant de l’intégrité du Président Beugré Mambé. On ne peut pas ne pas exiger qu’il soit entendu puisque le Président Beugré Mambé ne représentait pas son pa rti dans la Cei. Or avec le communiqué de la Cei et les témoignages quasi-publics, c’est bien le sous-fifre Jean-Baptiste Gomis (Rdr) qui a travaillé sous la couverture du Président Beugré Mambé. En soutenant l’intégrité du Président Beugré Mambé, Dr Dramane Allassane Ouattara a tenté de couvrir le vers qui était dans fruit de la Cei. Sentant venir les complications, il s’est précipité chez son nouvel allié du Rhdp pour convenir d’une stratégie commune. Notre Nzueba national l’Empereur du Mambé aura-t-il suffisamment de force pour opposer à Dr Dramane Allassane Ouattara une résistance ferme comme l’avait fait le Général Guéhi. Je ne sais pas. Toujours est-il que l’activitation des alliances Rhdp sentent le roussi !

Tout cela amène à poser ces questions préalables ! Sagem Sécurité a-t-elle, oui ou non, savamment prêtée sa couverture technique à la Cei parallèle du Président Beugré Mambé ? Quelles sont les accointances de Sagem Sécurité et les puissantes couvertures maçonniques de Dr Dramane Allassane Ouattara ? Vous vous êtes réservé le droit d’entendre exceptionnellement ou en tant que « témoins » les responsables de Sagem Sécurité. Pour eux, pas de droit commun ! De quoi, maître Tchimou, avez-vous peur ?

Je pense moi que vous auriez dû les entendre dès la première minute de cette histoire. Vous leur avez donné l’occasion de déféquer sur de hautes autorités de notre nation, de s’emparer des explications des uns et des autres et ensuite de se donner le beau rôle. Sagem Sécurité est le vrai faussaire, le bouclier informatique de Dr Dramane Allassane Ouattara et de ses maîtres.

Pourquoi certains responsables Cei sont entendus et d’autres non ? Pourquoi certains doivent-il faire l’objet d’un aménagement de procédure alors qu’il ne bénéficient d’aucune protection immunitaire de quelque juridiction que ce soit en Côte d’Ivoire ? Je ne fais que interroger vos propres affirmations médiatiques. Elles sont la base minimale de compréhension pour tout le citoyen lambda ivoirien !

Vous êtes saisi d’un cas de conscience ! Les manquements délictuels graves sont patents. Il y a eu violation de nos lois, du ciment juridique des liens de notre nation. Les Ivoiriens avaient placé leur confiance dans la Cei des partis politiques pour sortir de la tragédie. Ils sont payés en retour en monnaie de singe ! Cela suppose que vous frappiez de telle sorte que l’on ne soit plus jamais tenté par la violation de nos lois et de notre souveraineté ! Vous devriez vous donner les moyens pour faire débrider par les juridictions pénales ivoiriennes tout ce capharnaüm qui dure et qui, surtout, a trop tué. Les élections en soi ne résoudront rien. Elles seront source de nouvelles déchirures si les réseaux maçonniques continuent de faire humilier de grands responsables de l’Etat ivoirien ! Le dossier qui vous ait soumis en porte les germes !

Or, qu’est-ce que j’entends ? La même rengaine qui laisse le champ libre aux enlèvements, aux commerces pédophiles, aux meurtres, aux assassinats, aux tueries, aux massacres, aux pogromes, aux tentatives d’éradication de telle ou telle minorité nationale. Nous avons dans notre histoire les cas du Guébié, du Sanwi, du Wê, de l’Ayaou. Les populations Ayaou ont été violemment chassées de leurs terres, nombreux ont été déportés à Méagui. Leurs terroirs historiques sont sous les eaux du barrage du Kossou ! Et ici prospèrent aujourd’hui les pêcheurs Somono et Bozo maliens, et autres éleveurs Peuls maliens. Des villages chinois y sortent de terre ! On parle de China Town dans la jungle des Warébo ! On ne peut pas vouloir des élections propres et réclamer des listings puants ! Les Chnois, les Bozo, les Somono, eux ils ont des papiers par la naturalisation collective. Les Ayaou errent dans le propre pays de campement en campement.

Faut-il encore dire rapidement la méthode du Président Mambé ! On a donné beaucoup d’argent au Président Beugré Mambé pour les audiences foraines. Il a fait son cinéma. Et il a mis fin aux audiences foraine comme s’il avait le feu aux fesses. On sait depuis que des centaines de sites n’ont pas été identifiés en Côte d’Ivoire. Ces Ivoiriens-là qui n’ont pas eu le sésame du Président Beugré Mambé sont donc restés sur le carreau de l’identification et de l’enrôlement électoral. C’est ça qu’il faut aller et comprendre. Et sanctionner ! A moins d’avoir trouvé là un moyen d’enrichissement et moyen de continuer la technologie électorale !

Pourquoi toute cette précipitation à boucler un travail dont on se rend compte en route qu’il ne peut pas être fait comme ça à la hussarde. Et même la période de l’enrôlement a été aussi accélérée laissant sur le bord de chemin des millions d’Ivoiriens qui n’avaient pas les moyens pour se rendre dans les différents centres d’enrôlement (et bureaux de vote) ! A bout ont dit on fait des croisements entre les nouveaux identifiés et nouveaux enrôlés et d’anciens fichiers. Mais ceux qui ont pu être sur le fichier ancien et qui faute des originaux réclamés par le Président Beugré Mambé n’ont pu être enrôlés, que fait-on ? Une nouvelle question : pourquoi n’avoir pas recensé tout le monde avec ou sans vrai papier ivoirien quitte à croiser et trier grâce aux vertus de l’informatique. C’est au départ de la méthode faussaire du Président Beugré Mambé qu’il y a eu l’intention manifeste de tricher.

Je m’explique.

On connaît les Ivoiriens de France. On a recensé seulement trois mille. On arrive en Côte d’Ivoire et élabore des fichiers de noms de ces Ivoiriens là qu’on sait qui ne seront pas sur la liste du Président Beugré Mambé. On distribue donc des papiers à des Africains de la sous région. Ils se font enrôler et curieusement ils sont sur les listes anciennes. Puis ce qui n’ont pas pu se faire enrôler à Paris se sont déportés pour nombre d’entre eux à Abidjan pour le faire. Et du coup on trouve des millions de doublons et des fraudeurs authentiques. C’est cette mécanique qui a été découverte. Il faut la sanctionner clairement. Le juridisme du meeciste Djédjé Mady ne nous surprend pas ! Le professeur de médecine peut toujours, comme Désiré Tagro, interroger la justice de son pays pour l’éclairer sur la « fraude malhonnête » de Désiré Tagro. Il peut toujours se saisir des preuves qu’il dit détenir, les verser dans un une plainte en bonne et due forme. La justice de notre pays tranchera. Vous trancheriez ! Et ce sera l’expression de la démocratie juridique et judiciaire. L’amalgame, les dirigeants Meeci d’avant décembre 1978 en sont coutumiers même à plus soixante ans !

Faire la politique ce n’est pas être délinquant ! Et ça vous devriez le rappeler à tous à l’occasion de cette histoire sordide !

Je vous ai ouvert cette lettre pour vous dire que vous êtes l’autorité judiciaire, le garant de nos lois et donc du ciment de notre Palabre africaine. Vous avez l’opportunité de mettre un coup d’arrêt à l’infantilisme et au suivisme maladif et criminel. Il vous appartient de nous dire c lairement si le Président Beugré Mambé a délibérément vicié tout le processus depuis le début. Et que comme tel il doit répondre de tous les actes répréhensibles posés. Mais il doit dire pour l’histoire et pour la conscience collective nationale les noms de tous ceux qui l’ont aidé dans cette opération malhonnête. Et pendant que j’écris ces mots, je pense fortement au PhD nuisible, disons Dr Dramane Alassane Ouattara qu’il faudra interroger pour qu’il nous dise sa définition de l’intégrité. Il devra, cette fois-ci, être traité clairement, exceptionnellement et définitivement ! Et je pèse mes mots !

Si vous ne répondez pas à ces questions, vous serez aussi comptable de la guerre totale en Côte d’Ivoire. On ne peut pas avoir fait la guerre et massacrer des milliers de personnes pour reproduire les mêmes mécanismes qui sont à la racine même des frustrations, de la guerre et des abominations. On ne peut pas enrôler seulement six pour cent des Ivoiriens de France et dire qu’on peut faire des élections propres. On ne peut pas dire qu’on a fait la guerre et on va aller à des élections propres et trouver qu’il y a encore plus d’un million d’enrôlés sans existence légale en Côte d’Ivoire. Ou ils sont exclus et alors, ils auront le droit de se donner les moyens de tuer massivement en Côte d’Ivoire. Qu’on les déclare étrangers en Côte d’Ivoire après la citoyenneté de Dr Dramane Allassane Ouattara ? Ils auront le droit de se lever contre la Côte d’Ivoire pour xénophobie et discrimination ! Ils auront raison ! Et sans avoir répondu à ces questions dont la terreur n’est plus à démontrer on dit qu’on peut aller aux élections. En excluant, en discriminant, en méprisant ! Il ne doit plus exister dans notre pays seule personne humaine pouvant nous accuser de l’avoir humiliée et méprisée ! Ces élections-là seront, par la force des faits, calamiteuses !

Maître Tchimou, c’est là le dur labeur du procureur de la République. Je pense que vous en connaissez les contraintes. Il faudra créer maintenant les conditions juridiques de l’Arrêt électoral propre pour sortir la Côte d’Ivoire des sentiers de sa perdition programmée. Aucun Ivoirien ne devra se lever dans notre pays pour dire qu’il a été exclu du fichier électoral. S’il existe un seul Ivoirien « biffé » de Côte par l’informatique de la Sagem Sécurité, il aura raison de se lever arme au poing contre l’Etat de Côte d’Ivoire ! Et sa violence sera juste, légitime et légale. Je soutiens, pour ma part, la partition territoriale fondée sur les minorités nationales historiques. Il y a bien un pays Krou ! Il y a bien un pays Akan ! Il y a bien un pays Sénoufo ! Il y a bien un pays Mandé ! Il y a bien une Principauté de Krinjabo ! C’est ça la complexité simple de la Côte d’Ivoire ! C’est ça la simplicité malhonnête de la « technologie électorale » de l’Empereur Nzueba du Mambé et ses « kapo» de wourou fato dont Dr Dramane Allassane Ouattara

Dans le cas contraire, vous ajouterez à la violence actuelle une nouvelle violence animée par la haine et la vengeance. Elle s’annonce terrible, aveugle et sans concession. Et je l’avoue, comme Chaka, dans la poésie de Senghor, ma « voix est rouge de haine Cette tornade de feu De cette haine qui brûle » tout sur son passage !

Le jour se lève toujours !

Lettê na Lettê



« Mécanique », ce mot a été utilisé plusieurs fois par Général Doué Mathias avant sa descente aux enfers de disciple de Feuerbach, le maitre à penser des Jeunes hégéliens allemands à l’époque où Marx s’essayait à la « dialectique rongeuse des souris »

André Silver Konan kandresilver@yahoo.fr in Le Nouveau Réveil selon www.connectionivoirienne.net

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