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29/01/2010

Le Cnp blâme la clameur médiatique

Eugene_Die_Kakou (Large).jpgOn devrait pouvoir écrire « Merci ! » à Kacou Dié du Cnp qui invite à la résistance salutaire ! Pour la presse et pour la cohésion sociale et politique en Côte d’Ivoire. En blâmant sévèrement Le Nouveau Réveil et Le Patriote, le Cnp nous invite à plus de vigilance avec ces deux quotidiens ! Cnca l’avait déjà fait pour la Rti qui ne donnait pas beaucoup de place aux partis du Rhdp. Mais le Cnca qui est une Autorité d’Etat ne pouvait que le dire à un médiat d’Etat qui, semble-t-il, est interdit dans les zones Cno ! Si les médiats qui sont hégémoniques en zones Cno passent sous sont contrôle, on jugera là aussi en connaissance de cause.

D’ailleurs, l’affaire des 429000 croisés de la Cei parallèle qui, a déclenche la siurchauffe médiatique, connaît une tournure dramatique pour les phalangistes du Rhdp. La nouvelle Résolution de l’Onu sur la crise ivoirienne et la Déclaration de « souffle nouveau au processus électoral » du Représentant de l’Onu à Abidjan sont de nature à conclure à ce que tout le monde savait déjà : la forfaiture du Président Beugré Mambé.

J’ajouterais que ces deux journaux quotidiens sont contreproductifs. Ils tentent de chercher à innocenter le Président Beugré Mambé en l’enfonçant. Ils disent que le Président Beugré Mambé est intègre et en même temps ils expliquent qu’il est malhonnête parce que d’autres auraient posé les mêmes actes. Si d’autres ont posé les mêmes actes, ils sont malhonnêtes. On aurait donc aimé que Kah Zion (Le Nouveau Réveil) et Zanga (Le Patriote) ou autres Djédjé Madi (Rhdp) saisissent la justice pour qu’elle fasse la lumière. Que nenni ! On choisit la polémique vaine! Les clameurs de Le Nouveau Réveil et Le Patriote sont donc de nature à confirmer le délit particulièrement grave dont le Président Beugré Mambé se serait rendu responsable. Il n’est pas encore coupable ! Il présumé innocent jusqu’aux réquisitions de la chambre d’accusation du Procureur Tchimou et de ses deux substituts.

 


Je rappelle succinctement que le Président Beugré Mambé a recruté et payé des ingénieurs en informatique « pour sa gouverne » selon le mot du Premier ministre rebelle. Cela veut dire quoi ? C’est la parole du Premier ministre qui a pris les armes contre la Côte d’Ivoire parce qu’il voulait mettre un terme aux dérives inavouables de notre société. Ce Premier ministre dit qu’il y a une faute et néanmoins conserve en l’état les acteurs de cette faute préjudiciable à la cohésion sociale. Alors on excuse le Premier ministre rebelle de n’avoir pas eu la main lourde puisque la faute est semble-t-il marginale, elle peut encore être réparée. On est où là ?

Le Pr Vangah Wodié n’en revient plus. Désabusé, il sermonne tout le monde dans une cécité juridique totale : « Le télégramme du ministre Tagro, connu pour ses accointances politiques, s'offre comme une tentative de détournement de procédure ou de récupération du processus électoral à la faveur de la crise de la Cei, menée subrepticement. Tout comme nous nous interrogions s'agissant de l'affaire des 429.000 personnes, nous devons nous demander dans quelle intention, à quelles fins, pour quels résultats et au profit de qui ? Voudrait-on, déjà, recueillir les dépouilles de la Cei qu'on aura ainsi, prématurément et furtivement enterrée. Le ministre devrait se garder de mener une telle opération pour le moins douteuse. Autorité politique ou administrative ne doit s'immiscer dans la gestion des élections dont la responsabilité incombe, à titre exclusif à la Commission électorale Indépendante » (…) « Nul ne doit vouloir ou pouvoir perturber pour retarder impunément le processus. Tout dépassement ou détournement doit amener son auteur à en répondre. L'élection présidentielle doit pouvoir se tenir à la date convenue. Le ministre Tagro doit retirer purement et simplement, immédiatement et publiquement sa circulaire, et tout pouvoir doit être retiré en conséquence aux préfets» (…) « Le Pit condamne vigoureusement toutes ces manœuvres et le Premier ministre doit rappeler à l'ordre M. Tagro qui fait preuve d'un activisme de mauvais aloi » (…) «Que veut-on ? Sommes-nous tous devenus fous ?». C’est ce que rapporte la plume de Mar Dossa dans le quotidien Nord Sud. Oui professeur, on est tous devenus fous en Côte d’Ivoire ! Y compris vous-même ! Surtout vous ! Je m’explique. L’Etat de Côte d’Ivoire a confié aux partis politiques significatifs de notre pays la gestion du processus électoral. Et qu’est-ce que l’on constate ? La chienlit ! Chienlit à la Direction centrale de l’autorité administrative de la Cei.

Faut-il encore répéter les termes exacts de la forfaiture du Président Beugré Mambé ! Ici, un petit clan autour du Président Beugré Mambé a recruté une soixantaine d’ingénieurs en informatique. Sans en informer les autres membres de la Cei. La Cnsi, par exemple, n’a pas été informée de ce que le Président Beugré Mambé avait recruté des informaticiens « pour sa gouverne ». Les représentants de l’Onu, du facilitateur de la Cedeao n’en savent rien. Dans la totale clandestinité, ces informaticiens conçoivent un nouveau logiciel en additif à celui de la Sagem. Ils s’autorisent donc de nouveaux croisements extrêmement productifs dans la liste rejetée par le logiciel Sagem Sécurité après le « deuxième croisement consensuel » lorsque l’on a constaté que des enrôlés, d’authentiques ivoiriens ne figuraient pas sur le listing remis officiellement au Président de la République. On se réunit et on fait donc un nouveau tri dit-on consensuel. Puis dans une opacité totale le « petit clan autour du Président Beugré Mambé » réalise le croisement de 429000 personnes. Le 19 décembre 2009, le Président Beugré Mambé convoque une réunion pour faire état de son génie informatique ! Il lui est rappelé fermement que son histoire est malhonnête. Et que fait-il de cette réprobation ? Il envoie néanmoins ces ingénieurs en informatique qui ne sont pas les informaticiens de la Sagem, en mission dans les différentes Cei. Officiellement pour former les agents Cei en charge, sur le terrain, de conduire les opérations techniques du processus électoral. Ces formateurs sont porteurs des Cd des 429000 croisés du Président Beugré Mambé. Ils ont pour mission officieuse d’enregistrer sur les ordinateurs des Cei locales ces Cd de la bêtise humaine. Ce qu’ils ont fait. C’est ça le fond du problème qui est reproché au Président Beugré Mambé. Si l’on s’en tenait aux faits, le Président Beugré Mambé et la Cei actuelle auraient déjà démissionné. Mais voilà, il faut éviter les tensions inutiles. Le Premier ministre rebelle consulte Dr Dramane Allassane Ouattara et sa camarilla dans la précipitation sans avoir pris l’ampleur du désordre. Il décide seul sans avoir informé, comme Beugré Mambé, la Cnsi, les représentants de l’Onu et du facilitateur de la Cedeao. Il a donc tenté de couvrir la forfaiture. Les partis malhonnêtes y souscrivent dans le silence dont le « Bureau politique » de Francis Vangah Wodié ! Il est d’ailleurs curieux de constater le silence du background du PhD du Dr Dramane Allassane Ouattara !

Or que fait Désiré Tagro ? Il prend le taureau par les cornes. Comme il l’a fait en ramenant, dans la République, la plupart de nos excités et inconscients rebelles. Premièrement, il saisit la justice de son pays pour connaître l’ampleur des dégâts. Pour s’informer ! Deuxièmement, il demande à l’autorité préfectorale de mettre de l’ordre à l’Etat civil ivoirien. C’est même le rôle régalien de l’Etat de droit en République ! Ce n’est pas parce qu’il y a des Autorités administratives et autres Agences administratives dotée de l’autorité de l’Etat que l’Etat ne doit plus rien faire ! La Cndh de Mme Victorine Wodié qui siège auprès du Premier ministre n’a pas les mêmes prérogatives d’Etat de l’Autorité judiciaire. D’ailleurs, le dépositaire de l’Autorité judiciaire dans le processus électoral c’est bel et bien le Conseil constitutionnel. A côté de l’art.3 cité par Maître Assi longuement, il y a un art.4-al.2 qui autorise expressément l’autorité administrative à intervenir dans le processus électoral ! La Cei et le Président Beugré Mambé ont des prérogatives administratives qui ne sont pas des prérogatives d’Etat. Seuls le pouvoir exécutif et l’Autorité judiciaire, pour l’Etat-civil des Ivoiriens, les détiennent exclusivement. Si l’autorité administrative refuse, la Cei a deux voies de recours hiérarchique et judiciaire. Si la Cei fait du n’importe quoi l’autorité administrative a les mêmes voies de recours. Ce n’est pas la Cei, moins encore « l’entreprise parallèle » d’ingénieurs en informatique créée indument (« pour sa gouverne ! ») par la Président Beugré Mambé. Désiré Tagro a demandé aux Préfets de se mettre à disposition de la Cei pour éviter le procès en sorcellerie ! Malgré cela, on li fait ce même procès en sorcellerie !

L’infantilisme juridique a suscité la clameur médiatique pour essayer de dire quelque chose. Aboubakar (Université), Assi (Avocat), et maintenant le Pr Vangah Wodié dans on habit de politicien ordinaire nous en donnent la démonstration ! On dit mais Désiré Tagro aussi, avec ces circulaires et télégrammes adressés aux Préfets a fraudé. On dit mais Désiré Tagro a subrepticement écarté la Cei de l’administration du processus électoral. Il travaille pour son camp politique ! A bon ! L’infantilisme dialectique enseigné par Koffi Niamkey fait des dégâts terribles dans le pays. On croit défendre une cause juste et on s’enfonce en enfonçant ses propres partisans dans les caniveaux ! Désiré Tagro a posé les deux actes qui devaient poser : en tant que citoyen responsable et en tant qu’homme d’Etat soucieux de la cohésion sociale et nationale. Finalement, quel sens de l’Etat avons-nous enseigné à nos enfants de Le patriote et de Le Nouveau Réveil ? Désiré Tagro fraudeur, C’est petit, mesquin et pitoyable ! Mais voilà, les liens de notre nation sont si fragiles que l’éternuement de la vermine est aussi une source d’angoisse terrifiante !

Je tenais à écrire ces mots. Et dire merci à l’autorité de régulation qui vient de faire son travail de moralisation publique. Je considère que l’on a le droit d’écrire tout ce qu’il veut mais d’être toujours juste. Si l’on n’est pas juste avec autrui, personne ne vous écoutera lorsque le malheur vous frappera. Nous avons été si injuste et orgueilleux que lorsque des Ivoiriens inconscients - ils avaient encore l’âge du royaume d’enfance - ont pris les armes contre notre pays, il n’y avait personne pour nous porter secours. Certains de nos voisins nous voyaient déjà trainés de Cour pénale internationale en Cour pénale internationale. Le Président Laurent Gbagbo a bataillé ferme. La Résolution 1721 nous a finalement indiqué les réseaux, tous les réseaux du commanditaire principal. Il a fini par arracher la paix à Guillaume Soro Kigbafori, à Bakayoko. Il a déminé tous les pièges politiques et identitaires. Tous les ressortissants de la sous région qui le veulent peuvent demander la nationalité ivoirienne. La procédure a même été facilitée. Tous les autres peuvent circuler librement dans le pays avec les documents de leur pays d’origine. Il a accepté de payer le prix fort pour que notre pays ait un fichier d’Etat civil fiable et une liste électorale transparente. C’est ça la vérité dans ce pays. Les faussaires se sont encore invités dans le processus électoral. Derniers soubresauts. Là encore, par la rigueur et l’impartialité la liste provisoire sera traité comme il se doit. Mais en même temps la justice de notre pays fera la lumière sur tous ces faussaires. Elle dira qu’elle le veuille ou non le droit ivoirien. Si elle ne le fait pas, elle sera comptable de la violence qui sourd dans le pays !

Le jour se lève toujours

Lettê na Lettê



Fraternité Matin - jeudi 28 janvier 2010 Par deux correspondances en date du 27 janvier, et paraphées par son président, Eugène Dié Kacou, le Conseil national de la presse (Cnp) a infligé un blâme, respectivement, aux quotidiens Le Nouveau Réveil et Le Patriote.

L’universitaire demandera néanmoins la démission du Président Beugré Mambé. Rappelé vite à l’ordre aussi, il prend les accents d’un homme perturbé et désabusé. Il s’accuse de démence ou de problèmes psychologiques particulièrement inquiétants !

« Les autorités administratives sont tenues de lui fournir tous les renseignements et de lui communiquer tous les documents relatifs aux élections dont elle peut avoir besoin dans l’accomplissement de sa mission ». Ayant interrogé la justice de son pays pour faire la lumière sur le comportement de la « Cei parallèle » du Président Beugré Mambé, l’autorité administrative d’Etat, a ordonné, par la circulaire du ministre de l’intérieur, à tous ses fonctionnaires et agents de l’Etat de se mettre à la disposition de la Cei pour la manifestation de la vérité. Pour éviter que l’on reproche au ministre de l’intérieur de vouloir bloquer le processus électoral !

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