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13/02/2010

La Palabre africaine victorieuse

 

IMG_1584.jpgPouvait-on organiser des élections crédibles avec un « gouvernement de crabes et de serpents » et une Commission électorale « délinquantielle » ? Pouvait-on continuer à faire confiance à une autorité administrative indépendante dont le porte-voix avait gravement failli ?

 


La réponse est bien évidemment négative. Une Cei parallèle et coutumière du « secret » maçonnique ne pouvait plus incarner les valeurs d’intégrité revendiquées à coups de menton par le Rhdp. Le gouvernement des partis non plus ne pouvait plus être toléré en période sensible comme celle des élections générales en Côte d’Ivoire !

Voulions-nous une Cei du secret ? Devions-nous continuer avec un Gouvernement des vandales ? Le débat public et contradictoire sur le « secret » vandale revendiqué par la plaidoirie du « collège d’avocats Rhdp » est clos. Le procureur de la République l’avait indiqué aux avocats de la forfaiture : Blessy, Ahoussou Kouadio, Soungalo Coulibali, Assy. Il avait  dénoncé le juridisme aléatoire de ces ténors du barreau ivoirien. Soungalo Coulibali avait même appelé aux manifestations de rue puisque pour ce grand juriste ivoirien, l’Etat de Côte d’Ivoire devait assimiler un Diarra de Ségou à un Diarra de Tengrela !

Dr Dramane Allassane Ouattara devra désormais se conformer aux lois de notre nation, de notre république et de notre Etat. Il devra se conformer aux décisions de notre leadership. Il y a garçon en Côte d’Ivoire !

Dans un Etat de droit c’est l’autorité judiciaire qui dit la loi juste. Ce n’est pas la rue violente. Le mouvement populaire se conforme aux lois de son pays. Et les leaders d’opinion se donnent les moyens légaux pour réformer la loi caduque ou présumée injuste.

A la question terrifiante portant arrestation du Président Beugré Mambé retranché derrière les Atchan, l’Etat ivoirien a fini par dire la loi juste. Par l'acte tolérant qui n'est pas faiblesse!

Le Président Beugré Mambé ne connaitra pas la barbarie d’une arrestation, l’humiliation de la démission. La prestigieuse autorité dont il était le président n’existe plus en Côte d’Ivoire. D’un trait de plume constitutionnelle, le Président Laurent Gbagbo y a mis fin ! On avait prétendu qu’il pouvait s’accommoder avec des délinquants. Le Woudi de Mama a dit que cette époque de la copinerie avec les « loubards d’Houphouët-Boigny » dite « dialogue du comportement » était révolue. Définitivement ensevelie en Côte d’Ivoire ! On ne peut pas vouloir la « bonne gouvernance », une gestion responsable des affaires de l’Etat et de la république et pousser toujours à la « mauvaise gouvernance ». On ne peut plus accepter la mise sous tutelle de l’Etat par des réseaux criminels ivoiriens et non ivoiriens !

Avec le courage politique que nous lui connaissons, le Président Laurent Gbagbo vient d’y répondre. En appliquant l’article 48 !

1. Dissolution du gouvernement

2. Dissolution de la Cei parallèle du Président Beugré Mambé

Le nouveau Gouvernement du Premier ministre rebelle devra se conformer aux lois de la République de Côte d’Ivoire ! Il a trois jours pour le former. Il a sept jours pour « restructurer la Cei » qui n’aurait jamais dû faillir !

Il n’y aura plus, au sommet de notre Etat et de notre République, des « réunions secrètes », des loges criminelles, des arrangements cupides, l’excitation à la violence et au viol de notre imaginaire individuel et collectif  pour reprendre le mot d’Aminata Traoré

Je ne suis pas d’accord avec l’usage de l’article 48. L’époque l’impose. Il fallait faire échec, par un acte fort, à l’extrême violence qui s’était subitement emparée du pays. Les signataires de l’Apo de la palabre africaine ont corrigé ce jour le dernier avatar qui pipait le processus de sortie de crise. La malhonnêteté politique et l’infantilisme révolutionnaire appelaient la rigueur de la loi. De l’usage juste de la loi juste. Le Président Beugré Mambé et ses « frères et sœurs de loge » peuvent désormais continuer leurs réunions hors de l’Etat. Il n’y aura pas de frustration personnelle ! Il n’y a pas de frustration ethnique amp;nbsp;! Il n’y a pas de frustration religieuse ! Il n’y a pas eu de frustration régionaliste ! Le premier magistrat de notre nation a tranché. Les danseurs unijambistes peuvent danser. Mais ils savent désormais que leur danse, même "macabre" comme l'a dit adiaffi, se fera dans les clous de nos lois et notre république. Point final !

D’ici, je salue la lucidité du Kanégnon de Mama.

Le jour se lève toujours

Lettê na Lettê

Blaise_Compaore.jpg

 

00:10 Publié dans Zelikeze | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dissolution

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