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16/02/2010

Sabotage !

 

IMG_1606.jpgEnfin ! Le Président Laurent Gbagbo a décidé de gouverner la Côte d’Ivoire. En s’appuyant sur nos lois ! En utilisant les mystères de la Palabre africaine. L’oracle de Djédjé Mady, le malhonnête « bagnon de Félix Houphouët-Boigny » a échoué. Le jacquot de Saïoua a brillé par son fiel pestilentiel et abracadabrantesque. Kouamé Faustin le lui a dit. Jacqueline Lohouès le lui a répété. Et Théophile Kouamouo lui propose la lecture d’une vieille vidéo bien houphouetéenne. D’une jeunesse de Parti Unique ! Il apprécierait surtout la nature véritable du dialogue hérité, cette sorte de comportement maçonnique cupide et criminel. Passons et parlons de la nouvelle perspective. On dira jour heureux ! Ce 12 février 2010 ! Jour de vérité ! Vérité des mots ! Vérité des postures ! Le Président Laurent Gbagbo a dit la voie. Il a indiqué la méthode qui n’est pas sabotage des fruits de notre patience. Il  promu les mots qui affirment la rigueur,  la neutralité et l’impartialité dans la gestion, l’administration du bien commun : la République, ses Institutions cardinales, ses lois et ses règles en vigueur. La bonne gouvernance ! D’un trait de plus, le Woudi de Mama, le Kanégnon ivoirien a restauré notre dignité individuelle et collective. L’Empereur du Mambé et le Bratchèdes Siratigui négriers savent désormais qu’ici, le juge de paix porte un nom : notre Loi fondamentale incarnée avec sagesse. Le jour se lève toujours ! Le nôtre pointe déjà à l’horizon, là-bas dans les plaines ferralitiques et latéritiques des monts Sienna, là-bas dans les cimes des Nimba et Tonkoui ivoiriens, là-bas où l’azur se confond avec la beauté reposante du pays Godié. La Côte d’Ivoire se défait de ses scrupules totémiques des loges hideuses par la Palabre africaine revisitée.

Le Jour se lève toujours

Lettê na Lettê

 



IMG_0588.JPGLe Président de la République, S.E.M. Laurent Gbagbo, s’est adressé ce jour, vendredi 12 février 2010, à la Nation. Il ressort de cette importante déclaration, deux décisions majeures, à savoir, la dissolution de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et du Gouvernement. Ci-dessous, l’intégralité de cette importante déclaration.

Ivoiriennes,

Ivoiriens, 


Mes chers compatriotes,

Chers amis de la Côte d’Ivoire. 



Depuis près de deux mois, une grave crise secoue la Commission Electorale Indépendante (CEI). Comme nous le savons, en particulier à l’issue de l’enquête diligentée par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, le Président de cette institution, Monsieur Robert Beugré Mambé a mené une opération illégale, visant à obtenir l’inscription frauduleuse de 429 030 personnes sur la liste électorale. 

Cette affaire intervient alors que nous sommes dans la dernière phase de l’établissement de la liste électorale, dernière étape vers l’organisation du scrutin présidentiel. 

Ainsi, au moment où nous pensions être au bout de nos efforts pour avoir des élections propres, nous constatons qu’en réalité le processus de paix que nous avons patiemment élaboré est pris en otage par des partis politiques à travers leurs représentants au sein des institutions chargées de le mettre en œuvre. Le président de la Commission Electorale Indépendante n’a pas agi conformément à ce que la nation était en droit d’attendre de lui ; à savoir, demeurer rigoureux, neutre et impartial. 

C’est dans ce contexte que l’on voit se multiplier des attaques contre les symboles de l’Etat : des tribunaux saccagés à Divo, Man, et Katiola. Des sous-préfectures incendiées, notamment dans le département de Vavoua. 

Ces faits montrent que nous ne sommes pas face à une simple crise dans la crise. Au-delà du processus électoral, c’est l’Accord Politique de Ouagadougou dans son ensemble que l’on veut saboter. Je rappelle que cet accord, signé entre les Forces Nouvelles et le Président de la République, vient de notre volonté de donner un instrument à la Côte d’Ivoire pour aller à la paix. Il nous a permis de faire des progrès qu’aucun autre instrument ne nous avait donné l’occasion de réaliser. Nous n’avons aucune raison de l’abandonner. Au contraire, nous devons lever tous les obstacles à sa mise en œuvre. 

Aujourd’hui, malgré tous les acquis, le processus de paix est à nouveau en panne. Nous sommes toujours face aux mêmes circonstances qui nous ont amenés hier, à prendre des mesures exceptionnelles pour ouvrir une perspective de paix à notre pays. 

C’est pourquoi, afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d’Ivoire d’aller, en toute confiance, à des élections propres, je prends, en vertu de l’article 48 de notre constitution, les mesures suivantes : 
- Premièrement, la Commission Electorale Indépendante (CEI) est dissoute. Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours, à compter d’aujourd’hui, le format d’une nouvelle Commission Electorale crédible, qui pourra organiser des élections justes et transparentes. 

- Deuxièmement, le gouvernement est dissout. Je reconduis le Premier ministre Soro Guillaume, dans ses fonctions. Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement. 

Je veux, pour la Côte d’Ivoire, un gouvernement de sortie de crise. Un gouvernement au service des Ivoiriens et non aux ordres des partis politiques. La mission de ce gouvernement sera de conduire, sous l’autorité du Président de la République et du Premier ministre, les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d’Ivoire définitivement de la crise. 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire 
Je vous remercie.

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Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a rejeté en bloc ce samedi après-midi, les décisions de dissolution du Gouvernement et de la Commission Electorale Indépendante (CEI) par le Président Laurent Gbagbo. Lire l’intégralité de la déclaration et la vidéo.

DECLARATION DU RHDP RELATIVE A LA DISSOLUTION DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE  ET DU GOUVERNEMENT PAR MONSIEUR LAURENT GBAGBO

Le peuple souverain de Côte d’Ivoire et la Communauté Internationale ont suivi avec surprise et consternation le vendredi 12 février 2010, le message radio-télévisé du Chef de l’Etat Monsieur Laurent GBAGBO, par lequel il annonce la dissolution de  la Commission Electorale Indépendante (CEI) et la dissolution du gouvernement.

Monsieur Laurent GBAGBO en prenant tout seul ces graves décisions qui mettent en danger notre pays, viole la Constitution, les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations  Unies et tous les Accords de Paix notamment, l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), auquel il tente désespérément de s’accrocher comme à une bouée de sauvetage. 

En effet, le mandat du Président GBAGBO a expiré depuis le 30 octobre 2005.

C’est aux termes de la Résolution 1633/2005 du Conseil de Sécurité des Nations Unies que Monsieur GBAGBO a été maintenu, jusqu’à ce jour comme Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire.

En effet, cette Résolution 1633/2005 du Conseil de Sécurité des Nations Unies en date du 21 octobre 2005 en son paraphage 3, a constaté la fin du mandat constitutionnel de Président de la République de Monsieur Laurent GBAGBO et l’impossibilité d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue par la Constitution.

Elle a en outre décidé que le Président GBAGBO « demeurera Chef de l’Etat à partir du 31 octobre 2005 pour une période n’excédant pas 12 mois ».

La Résolution 1721/2006 des Nations Unies et les Accords de Accra II, de Accra III et de Prétoria I et II, auxquels est adossé l’Accord Politique de Ouagadougou du 4 mars 2007, ont tracé le cadre de règlement pacifique de la crise ivoirienne.

Le RHDP a, dans cet esprit accompagné le processus de sortie de crise, en donnant toute sa chance à la paix, en faisant tous les sacrifices et concessions nécessaires.

En décidant unilatéralement et abusivement, de dissoudre la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de dissoudre le gouvernement, au mépris des Accords suscités, Monsieur Laurent GBAGBO vient de dénoncer ces Accords et Résolutions, démontrant ainsi qu’il veut confisquer le processus électoral. Il se place dès lors dans l’illégalité totale.

Ces décisions de Monsieur Laurent GBAGBO sont antidémocratiques et anticonstitutionnelles. Elles constituent  un véritable coup d’Etat.

En conséquence, le RHDP proclame qu’à compter  de ce même jour vendredi 12 février 2010, il ne reconnaît plus Monsieur Laurent GBAGBO comme Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire. 

Le RHDP déclare nulles et de nuls effets les décisions de dissolution de la Commission Electorale Indépendante et du gouvernement.

Le RHDP ne reconnaîtra  ni la nouvelle CEI, ni le nouveau gouvernement en formation, selon les termes de Monsieur Laurent GBAGBO.

Le RHDP demande à ses militants et sympathisants de se conformer strictement à ces décisions.

Le RHDP invite les Forces de Défense et de Sécurité à se conformer scrupuleusement à leur mission républicaine.

Le RHDP encourage les Forces Nouvelles, cosignataires de l’Accord Politique de Ouagadougou, à contribuer à son application effective, et totale pour ramener la paix en Côte d’Ivoire.

Le RHDP remercie Son Excellence Blaise COMPAORE Président du FASO,  Facilitateur de l’Accord Politique de Ouagadougou, pour son  l’implication personnelle dans la résolution de la crise ivoirienne, et l’exhorte à assumer sa mission  historique pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire en veillant au respect strict par le camp présidentiel, des engagements pris dans le cadre de l’Accord Politique Ouagadougou.

Le RHDP se félicite des nombreux et importants efforts consentis par la  Communauté internationale notamment les  Nations Unies, et lui lance un appel  afin qu’elle veille à l’application des résolutions prises dans le cadre du règlement de la crise ivoirienne en particulier la Résolution 1911/2010 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Alors que le peuple de Côte d’Ivoire souffre de la paupérisation généralisée, de la dégradation avancée du climat social, des délestages d’électricité, des coupures d’eau intempestives, des hausses anarchiques et abusives des prix du carburant, Monsieur Laurent GBAGBO n’est préoccupé que par son poste. 


Le RHDP appelle les Ivoiriennes et Ivoiriens, les forces politiques et sociales, la société civile, les travailleurs de Côte d’Ivoire, les opérateurs économiques à se mobiliser et  à s’opposer par tout moyen à cette dictature. 


Fait, à Abidjan le 13 février 2010 

Pour le RHDP
Le Président du Directoire


Le Pr Alphonse DJEDJE MADY

 

01:46 Publié dans Zelikeze | Lien permanent | Commentaires (0)

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