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22/03/2010

Faut-il laisser le temps au temps ?

IMG_0365.jpgLe Président Youssouf Bakayoko dit vouloir prendre le temps au temps. Il n’a pas dit s’il ne prenait pas de vies humaines à la fameuse course au temps ! Il est simple de dire froidement les choses sans suivre les ennemis de notre pays dans leurs postures falsifiées et falsificatrices. Ils excellent dans l’outrance et l’art de la provocation gratuite. Le Président Youssouf Bakayoko mènera-t-il la Côte d’Ivoire à la paix ? C’est peut-être un souci exagéré !

Il y a trop d'animosité et de fausseté dans le pays. Par exemple Mamadou Sanogo a dit à Bohui Sokouri dans un débat public que le camp présidentiel allait voir ce qu'il allait voir. Menaces et intimidations ! Voilà le projet et le programme politiques du Rhpd ! Ce haut cadre du Rdr et du pays a aussi affirmé qu'il y avait des Digbeu fraudeurs à la nationalité. Cela lui était égal ! Les Diarra Maliens étaient des Ivoiriens du Nord !

On n’a donc pas le droit, en Côte d’Ivoire de faire la lumière sur le cheptel électoral dénoncé autrefois par le Burkinabè Amadou A. Dicko ! On surfe encore aujourd’hui sur ce nomadisme électoral dans le Nord ivoirien. Cinquante ans après l’accession à la souveraineté internationale, il y a des Ivoiriens qui continuent de servir l’ordre colonial négrier. Et dire qu’ils se revendiquent être les fiers héritiers de ceux et celles qui ont combattu, les mains nues, à Bassam, à Dimbokro, à Rubino, à Bouaflé, à Séguéla, l’ordre canaille français !

On le voit le Rhpd a atteint les bas-fonds de l’inconscience et de la stupidité politique, de la haine irrationnelle. Pourquoi de telles certitudes insurrectionnelles à vouloir mettre des problèmes là où il n’y a pas ? Un Diarra malien veut-il être Ivoirien, l’exemple de Dahico l’éclaire ! Il veiut vivre en Côte d’Ivoire, les papiers du consulat malien suffisent ! Qui s’est élevé contre la citoyenneté de cet Ivoirien ? Qui rusera avec les documents consulaires de l’Ouest africain ? Qui a rayé le nom de Dahico de la liste des présidentiables parce qu’il avait des origines maliennes ? Si un Coulibaly présumé ivoirien est rayé malveillamment de la liste, qui lui interdit le recours administratif prévu à cet effet, ou faire appel de la décision arbitraire de justice. Si quelqu’un se retrouve sur la liste grise ou est malveillamment dénoncé, il peut se faire entendre par la commission locale compétente ! Le premier cas se résout dans le cas du contentieux judiciaire. Si des juges ont fait valoir une lecture approximative du « mode opératoire », a-t-on interdit à quelqu’un en Côte d’Ivoire de faire appel de la décision devant les juridictions du pays ? On voit bien que la pathologie victimiste fonctionne autour du leader du Rdr au PhD en économie maçonnique. Comment des gens qui veulent diriger le pays ont un mal fou à se plier aux lois du pays ? L’actuelle candidate indépendante avait quitté le Rdr en expliquant à ses amis imams d’Abobo qu’elle ne comprenait pas toujours le comportement de la haute hiérarchie de leur parti ? A l’époque on avait moqué la juriste ivoirienne ! Aujourd’hui, nous sommes encore confrontés à même problème. Que veut le Rdr ? Que veut plus précisément Dr Dramane Allassane Ouattara ? On dira qu’il veut être président ! C’est son droit le plus absolu depuis Pretoria ! Quelle définition donne-t-il à ce mot ou à cette charge ? Etre Président d’un peuple n’est-ce pas vouloir son unité, la paix, le progrès et la garantie de sa souveraineté internationale ? Or on a comme l’impression que le Rdr et son leader cherchent à faire disparaître la Côte d’Ivoire ! On ne comprend pas le motif et l’objet de cette philosophie ! Les groupements politiques ralliés au Pdci n’ont toujours pas tiré les bonnes leçons de leurs égarements passés ! Ils avaient eu leurs victimes du « mardi noir du 3 octobre 1995 ». On se souvient encore de l’hommage que Gbalet Lazare avait rendu à la Mémoire des victimes ! Kanégnon ivoirien avait demandé la retenue à tous. Et devant l’arbitraire, il avait préféré la vie de ses amis ! Il attendra à la table de discussion vainement jusqu’au coup d’Etat avorté du 20 octobre 1995. On se souvient de la mise en scène des scories de Baoulé quittant de nuit leurs campements forestiers en pays Bété. On se encore des camps de réfugiés de la préfecture de Gagnoa. Ça, on a oublié ! Massacres de Yaokouamékro ? Du pipeau ! Il n’y a pas eu de massacres ethniques. On avait fait de la « com » nauséabonde ! On a oublié que c’est à Kpadagnoa chez Zéhi Sébastien que la gendarmerie relèvera l’assassinat de deux Godié par des Baoulé ! Aucun Godié ne lèvera pourtant la voix contre son frère Baoulé. Aucune Godié ne s’en prendra à sa soeur Baoulé. On n’a pas entendu un seul cadre Godié excitant les siens à bruler des biens appartenant à des Baoulé, à des Ivoiriens, à des Africains ou à des partisans des dirigeants du pays de l’époque. C’est tout naturellement que les Godié sont restés à l’écart des longs couteaux des « souillons » politiques de Félix Houphouët-Boigny.

On devrait donc écrire « houste ! aux théories totalitaires ! », ou « Ça suffit ! aux théoriciens du victimisme politique ». On devrait donc soumettre à la question les réseaux maçonniques. Leurs forfaits en Côte d’Ivoire doit-il rester impuni ? En cela la colère des Ivoiriens est légitime. Cependant, nous savons que la colère ne résout pas grand-chose. Elle est impulsive. Elle éteint, en l’homme vil et veule, les lumières de l’intelligence autonome c’est dire la palabre africaine. La politique responsable est l’autre nom de la palabre africaine, le garrot juste et efficace aux contradictions inhérentes à la société. Elle rend impossible les manipulations des esprits, même frelatés.

Il nous faut y réfléchir et fixer des limites à la stupidité politique ivoirienne. Le choquant problème maçonnique ne doit plus être évité ! On dit que notre Kanégnon a aussi dans son entourage des conseillers francs-maçons charismatiques. On me dit qu’ils sont des sœurs et des frères francs-maçons honnêtes, qu’ils veulent le progrès et la  paix en Cote d'Ivoire. Je ne suis pas dans le secret de notre Kanégnon et de ses conseils politiques. Toujours est-il que la philosophie maçonnique fait plus de dégâts qu’elle ne crée les conditions sociales de la paix et du progrès.

L'angle d'analyse devra donc être dépouillé des contorsions, de l’à-peu-près ! On doit pouvoir éclairer l’entêtement des faits. Les rebelles de Guillaume Soro Kigbafori devraient jouer franc jeu. Les grands dirigeants du Pdci aussi ! Se séparer de leur violent allié du Rdr est plus qu’à l’ordre du jour ! Mais ça, c’est une autre affaire. L’école européenne enseigne justement que la fin justifie les moyens. Pour être chef en Côte d’Ivoire, tout nous indique qu’il faut être un grand stratège ou un banal délinquant, même à col blanc, à la solde de la « cinquième colonne » de l’Etat français !

L’histoire politique de Dr Dramane Allassane Ouattara est celle des violences barbares. Je l’ai écrit dans une note précédente. Il l’a démontré au moins à trois reprises: 18 février 1992 (Ordonnance), 7 décembre 1993 (Constitution), 19 septembre 2002 (Rébellion) - si on s’en tient aux confidences publiques de Zakaria Koné.

Jacqueline Lohouès Oblè, Jean Jacques Béchio, Dembélé Bazoumana, Ali Kéita, Koné Zakaria, et finalement Guillaume Soro Guigbafori ont raconté, chacun et chacune, sa part de vérité sur leur compagnon et mentor d’hier. Tout le monde voit bien la source de la violence dans le pays. Elle est la fabrique du Rdr. Elle est la propriété exclusive de Dr Dramane Allassane Ouattara. Il n'y a pas photo! Le regard est silencieux et les larmes intarissables. L’impuissance pour ne plus attirer à notre pays les foudres maçonniques, de la « cinquième colonne » de l’Etat français !

Les Ivoiriens s’interrogent beaucoup ! Et comme il ont compris , parlent de la marge, de la forme plutôt que du fond ! Les questions de la question insoluble ? Pourquoi le Pdci-Rda a-t-il passé un accord politique à Paris avec le Rdr et l’Udpci ? Les leaders historiques de ces deux partis ne sont-ils pas à l’origine de la disgrâce de l’héritier constitutionnel et historique de Félix Houphouët-Boigny ? N’est-ce pas l’alliance armée de Dr Dramane Allassane Ouattara et du Gal Robert Guéhi qui a mis fin à l’exercice du pouvoir d’Etat par notre Nzueba national ? On dira qu’en face notre Kanégnon a passé aussi un accord politique dit de Ouagadougou avec la rébellion armée ! Récupérée par l’Etat Chirac, cette rébellion a détruit en profondeur les liens visibles et invisibles de l’unité de la Côte d’Ivoire !

La dialectique politique, en Côte d’Ivoire, est une quadrature de cimetières et de fosses communes. La porte de sortie par les élections n’est pas évidente. Elle porte la scarification particulière de ne consacrer qu’une sorte de « condottiere » tropical. Ce constat vient de questions pendantes. Peut-on laisser notre Kanégnon gagner les élections après avoir presque bouté hors du pays l’Etat des « p’tits gars » du « pov’con de Neuilly » ? Peut-on laisser le douteux et violent Dr Dramane Allassane Ouattara s’emparer des rênes du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire quand on sait ses accointances maçonniques avec les réseaux de Camdessus et de Pierre Parent ? Comment et pourquoi le patriarche rattraper par la limite d’âge ose-t-il encore vouloir occuper les fonctions de premier magistrat du pays sans soulever une dose de suspicion légitime ?

De ces trois principaux candidats, il ne peut que sortir un monstre ! Notre Nzueba national est rongé par la haine et la logique de revanche. N’a-t-il pas appelé ses partisans à accompagner le désordre criminel de février dernier ? N’a-t-il pas, à côté de Dr Dramane Allassane Ouattara, invité le facilitateur burkinabè à placer de notre beau pays sous la tutelle de Bakimoon et des sinistres casques bleus du devoir d’ingérence de Bernard Kouchner ? Le défenseur des « cadres musulmans du Nord » qui n’est pas professeur de « catégorisation des Ivoiriens » n’attend-il pas le moment venu pour amener dans notre pays le tabernacle victimiste ? Notre Kanégon lui-même ne dit-il pas avoir dialogué avec Moïse et avec Jésus et qu’il sera alors impossible au commun des mortels, à l’Ivoirien lambda, de lui contester ce qu’il aura édicté et décidé ? Qui pourra contester au Prince d’appliquer ce qu’il a écrit avant d’aller au combat ?

Sous quelque angle que l’on essaie d’examiner les logiques en présence, la violence du clash comme au Rwanda est, à terme, la solution de « sagesse » ! Elle pacifiera et mettra tous au même niveau de compréhension pour la préservation inconditionnelle de la vie ! La délinquance et le vandalisme de février dernier sont les signes avant-coureurs du chaos inévitable qui vient. La partition par la palabre africaine voilà l’horizon pacifique véritable. Toutes les autres méthodes conduisent aux cimetières, aux fosses communes, aux ossuaires, aux musées des crânes humains. On recensera les quartiers vidés des autochtones, les villages et les campements des Ivoiriens brûlés avec leurs habitants ! Et, on montrera par le regard silencieux la curieuse survie des étrangers devenus propriétaires terriens et chefs de village.

Le nouveau Président de la Commission centrale a donné le ton de l’impossibilité d’éviter la violence en Côte d’Ivoire. Il l’a dit à l’issue d’un séminaire de formation des commissaires de la Commission centrale. Les Ivoiriens sont donc avertis.

Nous dirons qu’il faut examiner et traiter la question ivoirienne avec calme, sans passion excessive! On ne peut pas organiser des élections pendant qu’il y a un risque évident de violences politiques dans le pays. On l’a vu à l’occasion de la découverte de la Cei parallèle du Président Beugré Mambé. Le caractère particulièrement immonde des deux listes de la Sagem « plombe » définitivement toute évolution démocratique en Côte d’Ivoire ! C’est, je crois, le constat judicieux fait par le Président Youssouf Bakayoko, invectivant les uns et moquant doucement les autres !

Résistance, vigilance et riposte graduée mais ferme. Il nous faut organiser partout dans le pays la résistance politique c’est à dire par la palabre africaine. La vigilance va de soi ! Nous mettre en situation de répondre sans sourciller ni hésiter ni faiblir si ces inconscients tentent, à nouveau, d'endeuiller notre pays!

Nous vaincrons, quoiqu’il arrive, l'adversité négrière contemporaine. La nouvelle théorisation de l’Etat (hobblien, rousseauiste, hégélien, de la république maçonnique) ne doit pas nous détourner de notre propre examen métaphysique de l’Etat-Nation de Robespierre, de l’Empire des mondialistes et altermondialistes. Nous ne reculerons pas. La Côte d’Ivoire libre ou la Mort ! Voilà le seul plaidoyer cohérent et sensé !

Le jour se lève toujours.

Lettê na Lettê

 

05:38 Publié dans Zelikeze | Lien permanent | Commentaires (0)

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