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30/03/2010

Du Tabernacle erratique français

coucher-soleil-10-45295844d8.jpgLes neuf morts français en novembre 2004 ne sont pas morts à Bouaké mais bien à Vavoua. Ils ont été transportés sur le théâtre de Bouaké pour piéger et faire croire à une barbarie de l'Etat ivoirien et du Président Laurent Gbagbo. Les Fanci et les jeunes patriotes de l'opération Dignité ont été attaquée à l'entrée de Bouaké par les Casques bleues et non une quelconque rébellion. Tout ça a été orchestré, dit Paul Axel, par le cercle restreint autour de Chirac. Donc c'est la cinquième colonne qui s'est imposée au sommet de l'Etat français. Chirac a couvert! Les « mercenaires » biélorusses, russes et ukrainiens de l'Etat ivoirien ont été retournés par leurs frères du Tabernacle du Pentateuque victimiste!Cette histoire racontée par Paul Axel nous confirme chaque jour ce qui s'est passé au Rwanda. Si tout s'était gâté, la France aurait été en position cette fois-ci d'imposer son pion qui n'aurait pas été le leader des rebelles comme au Rwanda. La cinquième colonne aurait été gagnante, d'un coup elle aurait tout contrôlé. Devant le désastre d'Abidjan - le journaliste en parlera certainement -, on a vite fait de remettre en selle la rébellion dont on avait commencé à exfiltrer les éléments vers Israël selon le témoignage d'un rebelle nommé Koné Adama. Mais contrairement à ses plans, elle a perdu et échoué et la rébellion a été inexistante. Et cette fois-ci, contrairement au Rwanda ce sont les rebelles que l'on avait mis au vert à Niamey, à Lomé, à Ouagadougou et à Tel-Aviv qui ont été redéployés avec le soutien militaire bien incompréhensible des casques bleus marocains! Le leader légal et légitime gouverne et décide en Côte d'Ivoire ! L'Etat ivoirien est resté debout ! Malgré tout ! L'Onu nous l'avait dit. Et nous étions autistes ! Les archives des mêmes voyous parleraient. Le temps est l'autre nom de la raison et de la vérité.

Le jour se lève toujours

Lettê na Lettê

 


Bombardement du camp français de Bouaké (Acte1 : Comment l’Elysée a piégé l’opération « Dignité »

lundi 29 mars 2010 - Par Notre Vision

Six ans et demi après les évènements de Bouaké qui ont vu le bombardement par des raids de l’armée ivoirienne du contingent français de l’opération licorne stationné dans cette ville du centre de la Côte d’Ivoire, des zones d’ombres commencent à être élucidés. A tel point que biens d’observateurs qui suivent ce dossier brulant des relations entre Paris et Abidjan, s’accordent à reconnaître que l’étau se resserre de plus en plus contre le pouvoir d’alors de l’Elysée qui a ordonné à un niveau restreint, son état major sur place de piéger l’opération Dignité enclenchée par les autorités ivoiriennes pour restituer l’entièreté du territoire.

 Les autorités françaises jusqu’à présent peu enclines à contribuer à la manifestation de la vérité qui aurait pu soulager plusieurs dizaines de familles de militaires français déployés dans le cadre de l’opération de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, semblent être trahies par des révélations contenues dans un rapport circonstancié de la Direction du Renseignement Militaire français (DRM) sur ces évènements.

 Dans ce rapport du 23 Novembre 2004 dont le rédacteur est le Général de Division Aérienne Michel Masson, patron du Renseignement Militaire Français à l’époque des faits, il est bien indiqué que les soldats présumés morts lors du raid de l’avi ation ivoirienne ont été transportés quelques heures plutôt du stationnement Licorne de Vavoua (Centre-Ouest) vers la base Descartes de Bouaké. Mieux, ces neuf soldats dont la preuve de la mort qu’on dit liée aux opérations aériennes des FANCI n’a jamais été apportée par un examen médico-légal des services de santé des armées françaises qui a commis un médecin légiste à la disposition de l’opération Licorne. En vérité, les neufs soldats tués et brandis ont été l’objet d’attaques d’éléments rebelles incontrôlés dans la zone de Vavoua puis transportés à Bouaké. 
C’est l’une des raisons principales qui a motivée le black out total de l’ex président Jacques Chirac et de ses plus proches collaborateurs. Qui, réunis autour de lui en cabinet de crise dès les premières heures de l’opération dignité, n’ont rien dit de concret sur ce dossier dont l’instruction judiciaire en cours à Paris et Abidjan ne cesse de connaître des blocages jusqu’à ce jour. Ce jour là, le chef de l’Etat français visiblement exaspéré pour des raisons qu’il était seul à connaître par l’attitude de son homologue ivoirien qu’il avait eu quelques heures plutôt au téléphone afin de le dissuader de renoncer à sa volonté d’en découdre militairement avec la rébellion armée, avait autour de lui, outre son conseiller spécial pour les affaires africaines, Michel de Bonnecorse et son chef d’état major particulier , le Général de corps d’armée Jean-Louis Georgelin, les minis og.com/admin/javascript/tinymce/themes/advanced/langs/fr.js?20090525" type="text/javascript"> tres Michèle Alliot Marie et Michel Barnier, respectivement de la Défense et des Affaires Etrangères directement impliqués dans le dossier ivoirien. 

Dans un premier message classifié « TRES-SECRET » câblé deux jours après les évènements à l’état-major des armées à Paris, le Commissaire Commandant Jean Marie-Deligne, confirmait que les boîtes noires des deux Sukhoi de l’aviation ivoirienne avaient été mises en sûreté, ce qui rendrait leur découverte impossible pour d’éventuelles analyses des enquêteurs.

 Assurément, selon des sources crédibles au sein du contingent Licorne qui n’ont jamais été auditionnées par la juge française en charge de l’information ordonnée par le Parquet militaire français, l’état-major des armées à Paris secrètement instruit par l’Elysée avait tout mis en œuvre pour verrouiller ce dossier qui marquait de fait l’échec patent de la gestion de la crise ivoirienne par les autorités françaises. 

D’une part, pour définitivement changer d’interlocuteur au somment de l’Etat ivoirien, comme le recommandait le rapport de la Direction du Renseignement Militaire du 23 novembre 2004, le président Jacques Chirac et la petite équipe qui l’assistait dans la gestion de cette crise avait jugé utile de ramer à contre courant de l’option militaire choisie par les autorités ivoiriennes.
 Seulement, le Général de Division Henri Poncet, chef de l’opération Licorne qui avait accompagné l’Ambassadeur Gildas Le Lidec pour faire part au chef de l’Etat ivoirien de la réticence de Paris face à cette opération militaire d’envergure baptisée « Dignité alors qu’elle s’appelait César » projetée par les forces ivoiriennes pour reconquérir les territoires illégalement occupés par une poignée de soldats en rupture de banc avec les FANCI et conditionnés par de puissants groupes de pression constitués de multinationales, d’hommes politiques … , ignorait tout du piège qui se préparait depuis l’Elysée. On lui demandera juste par la suite d’exécuter les ordres.

 Car, dans ses calculs, le comité de crise de l’Elysée prévoyait que la présidence ivoirienne, maître d’ouvrage de l’opération « Dignité » se fourvoierait seule. Il fallait donc subtilement l’y aider pour après lui porter l’estocade en renversant la pouvoir Gbagbo.

 D’autre part, le président Jacques Chirac bien qu’attentif aux suggestions de Dominique de Villepin qui était à la faveur d’un réaménagement du gouvernement, passé au ministère de l’Intérieur, mais continuait d’avoir une main mise sur le dossier ivoirien aux premières heures de cette crise, s’est finalement résolu à se ranger du côté de l’option qui a consisté à neutraliser le président Laurent Gbagbo en piégeant son armée sur le théâtre des opérations.

 La signature en janvier 2003 des accords de paix de Marcoussis (Essonne), au tour d’une table de négociations qui a réunie les différents acteurs politiques ivoiriens et les rebelles qui occupent encore aujourd’hui le Nord du pays, prévoyait à l’instigation de la France, le désarmement des parties en conflit et la tenue rapide d’élections justes et équitables.

1_11_31_couche_de_soleil_mini.jpgUne opération très coûteuse.

Paris espérait ainsi se retirer du gouffre financier et humain que lui coûtait cette crise en rapatriant ses 3500 soldats déployés dans le cadre de l’opération « Licorne » alors que la France avait en septembre 2002 dés le début de ce conflit armé, la possibilité d’anticiper en déployant sa force (43éme BIMA) présente sur place dans le cadre des accords de défense franco-ivoiriens signés depuis 1965.

 Malheureusement, à la mi-octobre, les rebelles refusent de désarmer et donnent en quelque sorte un « casus belli » au chef de l’Etat ivoirien pour planifier une option militaire qui sera consacrée par l’offensive armée de novembre 2004. 

L’Elysée informé en temps réel par son état-major savait tout des préparatifs de cette opération et la trouvait suffisamment exaspérante, en témoigne la multiplication de ses actions pour neutraliser les autorités ivoiriennes au Conseil de sécurité de l’ONU que son Ambassadeur ne cessait de mener.

 A ce propos, le Général Henri Poncet dans un rapport adressé le 12 octobre 2004 au chef d’état major des armées, indiquait fort insidieusement, que le Président Laurent Gbagbo était sous pression de son « environnement radical » et d’une certaine « partie des Fanci » qui ne supportait plus son attentisme. 

Du côté de Michèle Alliot-Marie à la Défense, les militaires bien qu’étant réservés sur le bien fondé de l’opération envisagée par les autorités ivoiriennes, n’émettent aucune objection lors de ce comité de crise. L’Elysée décide de laisser faire le pouvoir ivoirien qui revendiquait d’ailleurs pour lui la légitimité de réunifier son territoire afin d’y restaurer l’autorité de l’Etat.

Le faux feu vert de Jacques Chirac

C’est à ce niveau que le « piège » Elyséen va se concevoir et s’exécuter en mettant volontairement en danger la vie de ses propres soldats qu’il a déployé sur place pour aider à résoudre la crise ivoirienne. Car, après le raid de Bouaké, la France a eu à sa disposition, à Abidjan puis à Lomé (Togo), les techniciens et les pilotes biélorusses, ukrainiens et russes impliqués dans les raids aériens de l’armée ivoirienne contre les rebelles du Nord de la Côte-d’Ivoire. Pour quelle(s) raison(s) les a-t-on laissés filer ? La suite des évènements porte à croire qu’il s’agit ni moins ni plus, que d’une affaire d’Etat. 

Les autorités françaises qui n’ignoraient rien des préparatifs de l’offensive des Fanci ont laissé faire pour ensuite mener des opérations clandestines par le biais du service action de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) en direction des contractuels Biélorusses, Ukrainiens et Russes qui pilotaient les Sukhoï de l’armée ivoirienne ayant bombardé le camp français de Bouaké. Or, déjà courant octobre, informé de l’arrivée suspecte de matériels militaires et de «mercenaires slaves» sur l’aéroport de Lomé, le ministre togolais de l’Intérieur d’alors dit avoir alerté « (...) l’ensemble des autorités locales françaises (...)». Elles «ont été sensibilisées en temps utiles à tous ces mouvements aériens, à ces arrivages d’armes et à la mise en place des avions Sukhoï (...)», précise François Boko ex ministre de l’intérieur togolais à la juge Raynaud chargée d’enquêter sur les évènements de Bouaké. Paris est d’autant mieux placé pour le savoir que ses soldats sont présents à Lomé, une base arrière de «Licorne».

 Des matériels militaires notamment deux Sukhoï-25 et deux hélicoptères MI-24 ont été vendus à la Côte-d’Ivoire par la société biélorusse BVST et acheminés jusqu’à Lomé par un intermédiaire français, Robert Montoya. Cet ex-gendarme de l’Elysée, qui s’est installé au Togo en 1993 après avoir eu des démêlés judiciaires en France, a fournit aussi les pilotes et les techniciens pour faire fonctionner les aéronefs. 

Ainsi, le 2 novembre 2004, un Antonov atterrit à l’aéroport de Yamoussoukro, en zone gouvernementale. Une vingtaine de «Slaves» débarquent et préparent le matériel. Un peu plus tard, deux Sukhoï-25 se posent. L’ensemble de ces préparatifs se déroule sous les yeux des 150 militaires français, présents sur l’aéroport depuis septembre 2002 et chargés, pour l’essentiel, d’une «mission de renseignement avec prise de clichés photographiques et de films», selon le Général Ponce qui ajoute : «C’est ainsi que j’ai pu disposer quotidiennement des photographies prises par les militaires français de ces personnels blancs, a priori des mercenaires, et aussi des personnels de couleur noire.»

 Avec l’arrivée des Sukhoï, le doute n’est plus permis : l’offensive est imminente. Comment va réagir l’ONU dont les «forces impartiales», 6 000 Casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte-d’Ivoire (Onuci) et 3 500 soldats de «Licorne» sont censées veiller au respect du cessez-le-feu ? Le Conseil de sécurité également saisi, décide qu’il faut attendre et programme une réunion pour le 9 novembre. Dès lors, le général Poncet en convient lui-même, le président ivoirien «a pu considérer que la communauté internationale lui avait donné un “feu vert” tacite».
 En Côte-d’Ivoire, les autorités politiques et militaires françaises d’alors veillent à obtenir d’Abidjan des garanties que les soldats français ne seront pas attaqués. Le 2 novembre, le Colonel Patrick Destremau, qui commande les troupes à Bouaké, rencontre le Colonel ivoirien Philippe Mangou, chargé de superviser l’offensive. «Nous n’avons pas eu de message menaçant directement les militaires français. Je dirais même au contraire», souligne Destremau à la juge Raynaud. Comment donc expliquer que malgré cet accord tacite, des soldats français ont pu être bombardés dans leur cantonnement de Bouaké alors que la partie ivoirienne par la voix du commandant du théâtre des opérations avait donné toutes les assurances à son homologue français ? Cette interrogation à elle seule, semble résumer la duplicité avec laquelle l’état major des armées à Paris sur ordre de l’Elysée s’est impliqué dans cette crise.

La duplicité de l'armée française

Les 4 et 5 novembre, les deux SU-25 et les hélicoptères MI-24 livrés par Montoya bombardent des positions rebelles dans le Nord. Ils ratent parfois leurs cibles, tuant plusieurs dizaines de civils ivoiriens. La communauté internationale ne bronche pas. En vertu de la résolution 1528 du Conseil de sécurité, les forces impartiales ne peuvent réagir qu’en cas de légitime défense ou d’exactions contre les populations civiles. Paris peut donc s’abriter derrière ce mandat pour justifier sa passivité.

 Les Fanci tentent aussi une percée au sol en direction de Bouaké, la « capitale » des ex-rebelles, dont la chute est importante pour le clan Gbagbo. Mais, le 5 novembre au soir, les soldats loyalistes, précédés par des « jeunes patriotes », sont stoppés par des tirs de sommation des casques bleus marocains. Quand on sait qu’en octobre 2002, une première offensive loyaliste sur la ville s’était soldée par une défaite cuisante face aux rebelles, on s’interroge alors si le Président Gbagbo pouvait-il se permettre une nouvelle humiliation ? 

Mieux, selon le Général Poncet, au matin du 6 novembre, « des informations contradictoires commencent à circuler sur l’ampleur de la progression des forces terrestres qui prétendent continuer à progresser sur Bouaké appuyées par des SU-25. On perçoit un certain flottement dans les rangs des Fanci ». Détail troublant, il affirme aussi avoir « senti que l’offensive terrestre n’avançait pas aussi vite que prévu au niveau des forces loyalistes, qui avaient peu progressé en deux jours par rapport au projet initial ». Ce qui laisse à penser que non seulement Paris a laissé faire Gbagbo, mais aussi que l’armée française était parfaitement au courant de ses plans d’attaque et suivait tout au moindre détail.

 Vers 13 heures, comme lors des raids précédents, les forces françaises sont informées en temps réel du décollage des deux Sukhoï. Le Capitaine Brice Thierry, un subordonné du Colonel Destremau à Bouaké, raconte avoir « diffusé cette alerte à la radio, sur réseau interne, de façon à ce que les gens prennent les mesures de sauve-garde », avant d’aller déjeuner... Toutes les mesures de protection ont-elles été mises en œuvre par l’état-major de « Licorne » ? Pas si sûr, affirme une autre source militaire française, car une attaque visant les soldats tricolores paraissait inimaginable.

 Or, après avoir bombardé une position rebelle située à proximité, les deux SU-25 effectuent, vers 13 h 20, une première « passe » de reconnaissance au-dessus du lycée Descartes, le campement français. Puis l’un d’entre eux plonge en piqué et lâche un panier de roquettes en plein sur son objectif. Aucune erreur possible, selon les témoignages unanimes des rescapés : 

un drapeau tricolore flottait sur un mât et une large croix rouge avait été accrochée sur le toit du bâtiment principal. Dès lors depuis Paris, le chef d’état-major des armées françaises, Henri Bentégeat, donne l’ordre de détruire les deux SU-25 à leur atterrissage à Yamoussoukro. Vers 14 h 20, les avions sont neutralisés par deux missiles Milan. Auparavant, les services de renseignements ont pris soin de filmer et photographier leurs équipages, qui disparaissent rapidement des lieux. 

Craignant de nouveaux raids meurtriers, les forces françaises détruisent, en quelques heures, la quasi-totalité de la flotte militaire ivoirienne dans l’enceinte du palais présidentiel de Yamoussoukro et sur l’aéroport d’Abidjan. Dans des représailles visiblement planifiées, des milliers de « patriotes » attaquent presque instantanément les Français qui résident à Abidjan. 

Durant trois jours, l’armée va secourir et évacuer 8 000 civils dans des conditions périlleuses. Aucun mort, mais trois cas de viols seront à déplorer.

 L’Elysée pour masquer ses nombreux impairs qui montrent à l’analyse la vraie nature de son implication dans ce dossier, a d’emblée écarté l’hypothèse d’une bavure, toujours défendue par le régime d’Abidjan. Pour les plus hautes autorités de l’Etat français, l’attaque de Bouaké est un «acte délibéré». Mais qui en est le commanditaire ?

Paul Axel, correspondant permanent en Europe

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