topblog Ivoire blogs

23/04/2010

A Venance Konan de Kimoukro

IMG_0215.jpgVous avez une belle plume malheureuse. Je crois que la sotte plume « rebfondatrice » de Mamadou Koulibaly, comme la vôtre d’ailleurs, vous l’avait dit chez Théophile Kouamouo. Vous ne semblez pas avoir compris la leçon! Vous vous posez comme quelqu’un qui a du bon sens. Vos écrits puent pourtant le tribalisme le plus grossier ! Vous êtes comme tous les victimistes de la terre - ils égorgent leurs concitoyens et se présentent en chérubins et victimes dans les livres, dans les films et autres médiats. C’est cette posture que vous préconisez. Du moins, ce fut l’apport de Félix Houphouët-Boigny aux sciences politiques coloniales. Le jour, il déféquait sur la France coloniale. Et la nuit venue, il s’empressait d’aller rendre compte à Emmanuel d’Astier de la Vigérie. Ses compagnons politiques pouvaient disparaître. Cela ne lui faisait ni chaud ni froid ! Il jubilait même !!!! Djaument, Aoulou, Benzème marqués au fer rouge colonial, il pouvait faire place nette autour de lui. On envoya en prison Mathieu Ekra, Paraiso, Bernard Dadié, etc… On s’arrangea pour trouver le moyen qui stigmatise. Fili Dabo Sissoko sera traité de corrompu ! D’autres seront dits djawando. Et finalement, le Bété de Dahiépa fut décapité par les Alaouites à Bouaflé avec la complicité des Ecclésiastiques musulmans de la ville !

Je me demande toujours de savoir si vous vous comprenez vous-même! Dans votre sortie d'aujourd'hui vous posez, à la fin de vos vomissures politiques et de vos fèces littéraires, une question intelligente à Gilbert Kouamé et probablement à tous ceux que vous traitez de « phraséologues » ou réceptacles littéraires et politiques de tous les torts de la Cote d'Ivoire.

Je vais donc vous répondre clairement et tenter de donner de la cohérence et du sens à ce que vous écrivez. Intelligent peut-être ! Votre critique sociale et politique est inintelligible ! L’intelligence intelligible est l’antre de la raison juste et de la transcendance de la vérité. Vos écrits n’ont ni la dimension de la raison objectivable ni la nuance de la vérité de notre gôpô.

Je reproduis donc votre nausée littéraire pour m'éviter les foudres de vos amis. Lisez lentement avec moi votre propre « nègrerie » pour utiliser l’incipit de l’une de vos oeuvres : « Enfin, tu dis que Bernard Dadié a lutté pour que le peuple noir connaisse la liberté. N'abusons tout de même pas des mots. Relis l'histoire de cet homme. Il a quand même été pendant dix ans ministre d'Houphouët-Boigny, le "valet" de la France selon votre phraséologie. Il a vu tous les défauts d'Houphouët-Boigny quand il a quitté son gouvernement. Tiens, dis-moi, qu'est-ce que ça te dit quand ton leader bien-aimé dit qu'il ressemble maintenant à Houphouët? » Si je vous comprends et si vous vous comprenez vous-même on dira que tant que Dadié était un suiveur pavlovien de Félix Houphouët-Boigny, il n’abusait pas des mots de lutte « pour que le peuple noir connaisse la liberté ». Est-ce cela le sens de votre verbatim que vous utilisez pour enseigner l’histoire - la bonne ! - aux Ivoiriens et aux Noirs phraséologues anti-français afin qu’ils ne suivent plus les sentiers de perdition ? Vous êtes un grand écrivain qui ne s’arrête pas à ces détails réservés à la populace des phraséologues. Pour vous toujours, si je vous comprends et si vous vous comprenez vous-même, seul Félix Houphouët-Boigny est resté en cohérence avec lui-même et avec le sens de la lutte pour la libération de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Diantre, quels cons ils sont les phraséologues ivoiriens et africains ! Relisez-vous lentement ! Cette conclusion, sous votre plume et cette fois-ci ce n’est pas un « rebfondateur » ou refondateur malhonnête ou « aigri » (PhD Bamba Affoussy Moriféré) qui le prétend, est la preuve par neuf de ce que Félix Houphouët-Boigny fut un pantin, votre mot de « valet » de la France que vous prêtez, sans marchander la nuance les épithètes de l’accusatif, du datif ou du gérondif, aux « phraséologues » anti-français est alors juste et justifié. Vous êtes un écrivain verbeux. Relisez plutôt l’histoire de Félix Houphouët-Boigny ! Grah Mel a publié une hagiographie de l’enfant monstre de Kimoukro. Patrick Vautier a publié « Houphouët Mes premiers combats ». Jacques Baulin est très connu dans les rangs des suiveurs français de Félix Houphouët-Boigny. Samba Diarra contrairement à son frère Seydou Diarra a beaucoup communiqué sur la vision de lumières des « Faux complots d’Houphouët-Boigny ». Ahmadou Koné, Jeune Afrique, etc… Marcel Amondji a dit sa part de vérité aux dithyrambes français de l’Ecole africaine de Bordeaux dominée par Faure et Médard. Je veux vous dire que nous savons dans le détail la trajectoire politique de Félix Houphouët-Boigny. Votre « leader bien aimé » fut un traitre à la cause de notre peuple et de la nation noire. Il se mit au service de ceux contre lesquels il avait appelé nos ascendants, dit-on dès 1932, à combattre. Les événements du 6 février 1949 nous donnent une bonne lecture de l’incapacité de Félix Houphouët-Boigny à penser de façon autonome ! Relisez Jacques Foccart et Pierre Messmer ! La répression qui en découla a produit l’historique « Marche des femmes de Côte d’Ivoire », le refus catégorique de l’ordre liberticide colonial par par nos grandes sœurs, par nos mères, par nos grand-mères. Le colonat défait politiquement, il ne pouvait qu’être barbare, et il a été barbare par le froid assassinat de Victor Biaka Boda ! L’enfant de Dahiépa fut la première victime de l’assassinat politique de la cinquième colonne de l’Etat français ! Nous savons comment Félix Houphouët-Boigny a failli, seul dans le bureau de François Mitterrand et sur les conseils d’Emmanuel de la Vigérie, un Franc-maçon notoire, la figure annonciatrice de Foccart ! Félix Houphouët-Boigny, leader du rassemblement politique des Noirs d’Afrique. Lorsqu’il fut question de réorganiser les territoires du Rda, vous savez plus que moi que votre « leader bien-aimé » usa d’une formule tristement célèbre. La Côte d’Ivoire ne sera pas la « vache à lait » de l’Afrique ! Il défendit « l’Afrique des patries » avant de convaincre Jacques Foccart et de Gaulle selon le mot de Michel Sitbon de démembrer le Nigeria. Et ce fut le génocide des Ibo ! On sait comment le Ghana plongea dans la guerre des coups d’Etat et la fin du « consciencisme » de Nkrumah ! Je ne sais pas comment on appelle ça ? Vos amis traitent leurs concurrents d’être des « boulangers » ! Le premier et dernier « boulanger » politique ivoirien et africain s’appelle Félix Houphouët-Boigny. Un boulanger criminel ! Il égorgeait froidement et dans le silence nos parents et il clamait et déclamait, sur commande, le dialogue partout ! Les lieux fréquentés par les Américains, les Français et les Israéliens partaient en fumée avec des morts dans les boîtes de nuit d’Abidjan ! Et il posait avec les chefs loubards qui terrorisaient ses concurrents politiques. Non, Venance Konan ! Ecrivez votre sotte philosophie. Ne nous parlez pas d’abus d’histoire ! Dominique Lecourt parle de piètre pensée et les porteurs de cette forme de littérature sont, écrit le philosophe français, des « répétiteurs sans talent ». Loin de moi cette idée. Vous êtes talentueux pour ne pas avoir de talent ! Vous répéter mécaniquement ce que vous entendez et ou lisez ici et là. Il vous faut apprendre à réfléchir ! Le fou du roi écrit et parle aussi !!!!!

Faut-il donc vous rappeler que la majeure partie de nos problèmes d'aujourd'hui de la politique d'allégeance irrationnelle de Félix Houphouët-Boigny au colonat français de Cote d'Ivoire, la signature des Accords d'abandon de notre souveraineté internationale! Faut-il vous rappeler les formules qui ne trompent pas ! Il y a des notions comme "précarré de la France" qui courent toutes les chancelleries de la terre et qui font état de ce que notre pays serait une province corse! Notre Nzueba national, l’empereur du Mambê égypto-nubien de Côte d’Ivoire l'a longuement martelé dans son livre "Les chemins de ma vie" en décrivant dans le menu détail comment la politique ivoirienne, de l’Etat souverain de Côte d’Ivoire, était décidée dans les cabinets ministériels de l'État français et que lui et les autres n’étaient que des "suiveurs". Donc ce ne sont pas les amis du Kanégnon ivoirien qui le prétendent dans leurs "phraséologies" mais bien les cercles suiveurs des héritiers constitutionnels de Félix Houphouët-Boigny. Je tenais à préciser.

Vous faites dire au Kanégnon ivoirien qu'il "dit qu'il ressemble maintenant à Houphouët". Je ne sais pas d'où vous tenez cela! Toujours est-il que le leader charismatique de la Refondation morale et de la Vertu, pour parler comme les Grecs anciens, cite deux textes fondateurs de ce qui a été l'idéal des luttes du passe. En cela, il reste Ivoirien, point barre! En sus, si vous aviez un brin de jugeote, vous reconnaitriez au Kanégnon ivoirien, au Woodi de Mama un certain atypisme politique de l’intégrité morale, cette denrée rare sous nos tropiques du capricorne et du cancer ! Ne s’est-il pas élevé contre les divisions fratricides des héritiers alors que le corps de Félix Houphouët-Boigny décédé était encore chaud ! N’a-t-il pas écrit un livre "Pour une alternative démocratique" dans lequel il s'en prend à ses propres amis de l'opposition marxiste-léniniste ivoirienne et aux monarchistes autonomistes ivoiriens. Il a dit publiquement, à plusieurs reprises, que des Ivoiriens lui avaient demandé de prendre la tête d'un coup d'État contre Félix Houphouët-Boigny et qu'il avait refusé l’offre. Sous Aimé Henri Konan Bédié, il plaidera encore et toujours pour la cohésion nationale et l'affirmation de notre souveraineté internationale. Après le « mardi noir » d'octobre 1995 et les mensonges de Yaokouamekro, il s'abstiendra de participer aux élections de cette année-là pour ne pas ajouter de la confusion politique à la confusion sociale et ethnique qui avait été artificiellement créée.

L'idéal national ivoirien voilà ce que nos devanciers dont Félix Houphouët-Boigny avaient été les porteurs. Or une fois notre souveraineté nationale acquise, Félix Houphouët-Boigny et ses suiveurs héritiers abandonneront cet idéal et le combat pour sa préservation, son approfondissement et sa perpétuation. Les cercles du marigot ivoirien autour de Félix Houphouët-Boigny accuseront de stalinisme l’internationalisme des peuples noirs d’Afrique, ils comploteront partout contre les théoriciens du panafricanisme éclairé. Ruben Um Nyombé assassiné au Cameroun ! Félix Moumié empoisonné dans un restaurant de Genève ! Sylvanus Olympio assassiné au Togo ! Patrice Lumumba assassiné au Congo Léopoldville, le Katanga nettoyé ! Ian Smith en Rhodésie du Sud et Peter Botha en Afrique du Sud créaient l’Apartheid sur le fumier et les ossuaires des Noirs. Nkomo et Mugabé durent s’exiler ! La Namibie rayée de toutes les cartes de la terre ! C'est ce que le Kanegnon ivoirien a dit aux Houphouétistes à Yamoussoukro. C'est ce qu'il a martelé lors du dépôt de sa candidature à l'élection présidentielle le octobre 2009:  « Et au lieu d'être le Candidat d'un parti, je suis, aujourd'hui, le Candidat d'au-moins 10 partis politiques et de plusieurs organisations. 
Je voudrais d'abord saluer tous ceux qui ont lutté et tous ceux qui ont perdu la vie dans le combat. Parce qu'une période comme celle-là, historique, importante, où l'on passe d'une phase de l'histoire à une autre, il y a toujours des morts; hélas ! Je voudrais m'incliner devant tous ceux qui sont morts pour nous ; pour que nous vivions libres. Tous ceux qui sont morts partout, à Korhogo, à Ferké, à Bouaké, à Gagnoa, à Man, à Duékoué, à Guiglo, partout. Je voudrais les saluer et dire que c'est leur mort qui nous permet, aujourd'hui, d'être libres. Nous devons, nous qui vivons, nous montrer à leur hauteur. Nous devons nous montrer dignes du sacrifice qu'ils ont fait de leurs vies » (...) « Chers amis, je termine en disant donc que je suis candidat. Je suis candidat pour la Côte d'Ivoire. Je suis candidat pour les Ivoiriens et les Ivoiriennes. Je suis candidat pour continuer le combat que nous avons commencé. Je suis candidat pour continuer le combat que nos parents ont commencé depuis les années 1940 et que certains ont abandonné. Je suis candidat pour la Côte d'Ivoire » (….) « Je ne vais pas vous mentir, ni masquer ma pensée. Je pense que dans ce pays, depuis 1945, il y a toujours des gens qui roulent pour les autres. Houphouët leur avait donné un qualificatif en 1946, dont je ne me souviens plus. Jacques Chirac leur avait donné un autre qualificatif. Il les appelait les Partis de l’Etranger. 

Je pense qu'il y a en Côte d’Ivoire, des hommes et des femmes dont l’existence politique ne repose que sur les liens qu’ils ont avec l’Etranger. En ce qui me concerne, tout repose sur les liens que j’ai avec la mère nourricière, la terre de Côte d’Ivoire et ses habitants » (…) « Le combat est engagé contre ceux qui n'aiment pas la Côte d'Ivoire». A lire les propos du Kanégnon ivoiriens, il y a deux camps , le camp du progrès humain pour les peuples de Côte d’Ivoire c'est a dire ses amis politiques et lui-même. En face, il y a le camp de ceux et celles qui ont abandonné le combat de nos pères c'est à dire Venance Konan et les suiveurs de la cinquième colonne maçonnique de l'État français. C’est ça la vérité ! Il ne faut pas tout confondre même si vous êtes ainsi fait! Le « mélangement », voilà votre horizon dialectique et politique. Faut-il aussi vous rappeler, sur ce point, que les doctrines du « mélangement » nous les connaissons aussi. Mais nous préférons les employer contre ceux et celles qui ne sont pas de chez et veulent nous dicter leurs certitudes « abracadabrantesques de quasi délinquant » si je m’autorise à citer Arnaud Montebourg ! Nous ne négligeons pas les « p’tits gars » du « pov’con de Neuilly » pour là aussi m’adosser aux tags du verlan officiel français !

Les Ivoiriens ont fait le deuil des fausses idées. Mentir ne mène pas loin. Sortez des sentiers de l'indignité. Nous autres nous réfuterons et dénoncerons toujours l'inféodation de Félix Houphouët-Boigny au colonat. Si des entrepreneurs français respectent nos lois, ils seront accueillis avec hospitalité. Les délinquants seront traités sans ménagement ! Toute personne ou groupe de personnes qui cherchera à faire main basse sur notre pays sera dorénavant traité. Notre pays et son magnifique peuple en rangs serrés autour de son leadership et sous l’autorité du Woodi de Mama, notre Kanégnon actuel on mis un coup d’arrêt sec et définitif aux errements maçonniques. La politique reptale héritée de Félix Houphouët-Boigny, c’est fini. Sidjè comme dans le roman a dit le chemin de la palabre africaine pour l’éclosion et le rayonnement de notre nation, de la Nation noire et nègre !

Le jour se lève toujours

Lette na Lette

 

03:51 Publié dans Zelikeze | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : djawando

Les commentaires sont fermés.