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03/07/2010

Le discours du 27 juin 2010 de Jérémie Ziri

BAD_abj270510.jpegMarseille 27 Juin 2010. Une voix bien ivoirienne s'est levée dans l'Hérault, dans le Midi de la France. Elle porte un nom consacré Ziri ou Dieu en langue Bété. Un nouveau prince du mot juste nous a été révélé!! Son Discours reproduit ci-dessous porte en lui-même les bourgeons vitaux de ce que Ouraga Obou appelle La Refondation, une sorte de générosité organisée par la loi vertueuse de la République. Ici Jérémie Ziri esquisse le portrait politique de celui qui, dans notre pays a porté et porte toujours une vision républicaine généreuse et vertueuse: le combat pour la lutte démocratique. Le bouillonnement des idées doit être libre et civilisé, les représentants du peuple exerçant l'autorité qui leur est reconnue sans avoir à faire usage d'actes arbitraires, de la force brutale.

Discourant sur les "enjeux des élections", l'Ivoirien féru d'informatique, invite à lire et à relire l'oeuvre immense d'Adam Smith et surtout les publications politiques du « candidat du peuple » qui n’est pas populiste et qu'alors chacun comprendrait mieux les notions et concepts de gouvernance, de générosité, d'intégrité, de liberté, de la valeur travail, de la redistribution sociale et politique et du changement social. A l'époque de la révolution du numérique!!!! Voilà la promesse de l'espérance qui justifiera et rétablira forcément, par la raison consciente et responsable, notre dignité individuelle et collective.

Le jour se lève toujours

Lettê na Lettê


RENTREE POLITIQUE

DE LA DIRECTION LOCALE DE CAMPAGNE

DU CANDIDAT LAURENT GBAGBO A MARSEILLE

DISCOURS DU 27 JUIN 2010

Permettez moi de remercier l’invité spécial, Mr Miaka Ouréto, secrétaire général du Fpi député de Soubré, ainsi que sa délégation, Mr le ministre Gnamien Yao, chargé des Ivoiriens à l’étranger, Mr Alain Kapo conseiller du Président de la république, et Mme Brigitte Kuyo notre directrice de campagne France.

Merci d’être tous venu rehausser de votre présence cette rentrée politique de la Direction locale de Campagne à Marseille.

Merci également à Mr Gnaléko Stéphane et à toute son équipe pour cette manifestation, sans oublier les différentes délégations (Aix, Montpellier, Nice, Antibes, Toulouse, Monaco, Grenoble, Lyon et Paris) et bien entendu nos camarades et amis de Marseille. Merci à tous nos frères et sœurs ici présents.

Ce qui nous rassemble, c’est le thème du meeting : La réélection de Laurent Gbagbo. Quels enjeux pour la Côte d’Ivoire ? C’est donc un grand jour pour nous, car en effet, les enjeux sont multiples. Je n’en retiendrai que trois pour alléger mon discours.

Le premier est un enjeu politique. Notre Liberté, c’est celle qui permet à tout peuple de disposer de lui-même. C’est au nom de cette liberté que Houphouët est entré en politique pour mettre fin au travail forcé et obtenir l’indépendance de la Côte d’ivoire le 7 Aout 1960. Que de souffrance, de mort, de sang sur le chemin de notre liberté. Cependant, beaucoup de travail a été accompli par notre peuple avec à sa tête Houphouët-Boigny premier président de la Côte d ’ivoire. C’est d’ailleurs le résultat de ce travail qui a fait de la côte d’ivoire la locomotive de l’Afrique de l’ouest. On a parlé alors de miracle ivoirien. En réalité, il n’y a pas eu de miracle mais le fruit du travail. Mais ce travail n’est pas terminé et les temps ont changé, le monde a changé. Il est globalisé. Quelle est la place de la Côte d’Ivoire? Quel rôle peut-elle jouer dans ce monde nouveau ? D’où la question du bilan de notre indépendance. Cette indépendance là, a atteint ses limites. Alors il nous faut repenser notre véritable indépendance pour en être les véritables acteurs. C’est donc, en peuple libre, que l’on doit écrire notre propre histoire.

Frères et sœurs c’est aussi au nom de cette liberté que Laurent Gbagbo est entré en politique. En effet le combat pour la liberté est un combat juste et noble. C’est pourquoi partout où il a été mené il a été gagné. On connaît son combat pour la lutte démocratique qui a abouti au multipartisme en avril 1990. Il n’a pas fait de concession, il est resté égal à lui-même. Et pour tout vous dire, c’est grâce à lui que je me suis impliqué dans la politique comme une grande partie des gens de ma génération. Il nous a fait prendre conscience qu’avec une volonté politique on peut changer la condition de l’homme et la destinée d’un peuple. C’est au nom de cette même liberté, chère à tous les peuples, que nous retrouvons aujourd’hui toutes les sensibilités représentées dans la majorité présidentielle. C’est un acte fort qui dépasse tous les clivages politiques. C’est la côte d’ivoire qui nous réunit.

Mes frères et sœurs, lors de la précédente élection d’octobre 2000 qui était une étape importante dans l’histoire de la côte d’ivoire, puisqu’elle a marqué la fin d’une époque et l’avènement d’une république nouvelle. Laurent Gbagbo pour donner une direction et sens à son engagement avait écrit dans son livre programme : Mon ambition pour la Côte d’Ivoire Fonder une Nation Prospère, Démocratique et Solidaire. Je le cite : « …je vous parlais de la terre promise, d’une Côte d’Ivoire nouvelle, prospère et solidaire, Faite pour tous les ivoiriens, sans exclusions, sans intérêts partisans. D’une Côte d’Ivoire préservée de la corruption. Le moment est venu de bâtir un tel pays.» Comme il le dit lui-même : il est de cette génération de ceux qui écrivent pour dire pourquoi ils s’engagent dans un combat. Comme un Général, il ne va pas en guerre, sans dire pourquoi et élaborer un plan pour gagner. Son livre devient alors le plan de bataille et la promesse de victoire. Dès lors, nous savons où nous allons et pourquoi. C’est sur cette promesse qu’il a été élu et malheureusement il y a eu la guerre. Nous sommes en train d’en sortir grâce à son intelligence politique : c’est une épreuve difficile mais pas insurmontable. Le plus dur est passé et nous regardons devant.

Chers frères et sœurs, cette promesse elle tient toujours elle est encore plus d’actualité, puisqu’il la renouvelle dans son dernier livre : Côte d’Ivoire Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité. Après l’enjeu politique d’acquisition de notre liberté, nous allons aborder maintenant le deuxième point qui est capital.

Le deuxième point est un enjeu économique. Après notre indépendance depuis le 7 août 1960, nous avons un statut légal, juridique. Nous existons en tant qu’Etat avec nos institutions. Mais la véritable indépendance elle est économique. Cette réalité, c’est Adam Smith, savant anglais, père fondateur de l’économie politique qui le décrit dans son immense œuvre : Recherche sur la nature et les causes de la Richesse des Nations. Je le cite : « la plus grande part du commerce de toute nation civilisée est celle qui se fait entre les habitants de la ville et ceux de la campagne. Elle consiste en l’échange de produits bruts contre des produits transformés, soit directement, soit par l’intermédiaire de la monnaie ou de quelque sorte de papier qui représente de la monnaie. La campagne fournit à la ville ses moyens de subsistance et les matières premières pour l’artisanat et l’industrie. La ville paie cet approvisionnement en renvoyant à la campagne une partie des produits transformés. » Ainsi donc, la véritable indépendance est économique. Elle passe par notre capacité à transformer nos matières premières sur place et à les vendre sur nos marchés régionaux et à les exporter, valorisant ainsi la création d’emploi. Les enfants de la Côte d’Ivoire sont formés et compétents dans presque tous les domaines, il revient à l’état de créer les conditions pour valoriser ces compétences. Car il nous faut passer de l’économie de cueillette à l’économie de production. On dit souvent à tort que la Côte d’ivoire et l’Afrique en général, a raté le rendez vous de la révolution industrielle. Mais ce qu’on oublie de dire c’est que pour rater un rendez-vous il faut y avoir été invité et y être préparé. En réalité, nous n’étions pas indépendant, nous n’avions pas de compétence technique nous ne pouvions donc pas être présent.

Aujourd’hui, 50 ans après, notre génération et celles qui nous suivent, ont acquis la technicité nécessaire pour contribuer au développement et à la modernisation de notre pays. C’est donc sans complexe qu’il nous faut aller au rendez-vous de la révolution numérique : l’autre grand défi de notre siècle, pour faire de la Côte d’ivoire un pays riche et prospère : cette terre promise. Mais pour cela il n’y aura pas de miracle : cela passe par des réformes en profondeur et par le travail. Car seul le travail rend libre. Et cette liberté ne peut être complète qu’avec le troisième et dernier enjeu celui de la solidarité et de la justice sociale. Cet enjeu est le pivot de notre société, le socle de notre unité nationale.

Notre candidat, soucieux du bien être de tous, a proposé l’Amu (Assurance Maladie Universelle). Les textes de loi sont adoptés, le volet technique est bouclé, il ne manque plus que sa mise en œuvre. Ce projet d’accès aux soins pour tous est un projet révolutionnaire et révélateur d’une réelle volonté politique de justice sociale. C’est un rendez-vous à ne pas manquer !

Voilà en quelques mots mes frères et sœurs les véritables enjeux de la réélection de Laurent Gbagbo. Et pour finir je citerai notre candidat : « … Les peuples entrent en action quand l’histoire l’exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations du péril. Le peuple ivoirien s’est dressé pour opposer au mauvais destin une même volonté résolue. Il a refusé la régression et nous sommes restés debout. »

Frères et sœurs, entrons en action pour la réélection de Laurent Gbagbo !

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire,

Que Dieu bénisse Laurent Gbagbo

Et que Dieu vous bénisse !

Je vous remercie.

Mr Ziri Jérémie

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