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21/09/2010

16 octobre 2009 met fin au "Permis de capture"

575x385_1543376_0_81b4_ill-1328566-7090-733219.jpgLe Président Laurent Gbagbo, égal à lui-même, a répondu aux questions qui lui ont été posées par un parterre de journalistes politiques. C’était le 16 octobre 2009. Le Kanégnon ivoirien n’avait pas masqué sa pensée. Le nouchi ou verlan ivoirien du parler vrai, du parler franc du Woodi de Mama occupe désormais tout l’espace ivoirien. Toutes les chaumières ivoiriennes savent que l’enfant de Mama a définitivement déchiré le « permis de capture » de Marcel Griaule et de Michel Leiris. Il a parlé nettement et sèchement. Mieux il a donné tout le pouvoir aux « villageois, aux citadins, aux ouvriers, aux paysans » de tous les sexes, de tous les âges sans distinction de classes sociales pour se faire entendre, pour créer les conditions objectives d’un leadership en situation de gagner les batailles du changement libérateur de notre nation des carcans, de toutes les pesanteurs - sans hiérarchisation par l’ivoirité manichéenne de la Curdiphe.

La parole ivoirienne est désormais recherchée et écoutée. La rupture des archives esclavagistes et coloniales de notre nation n’est plus une idée vaine. Désormais le rythme des causeries, des conversations, des argumentaires, c’est forger dans la communion populaire les nouveaux principes du changement des mentalités serves héritées de ceux qui ont abandonné le combat, de ceux qui se sont mis au service des « officines » criminelles des « p’tits gars » de l’auteur de la théorie « verlane » du « casse-toi, pov’con » du 2 rue de l’Elysée où trône les héritiers de Jean Rose. Le ton est donné dans une courte mise au point : « Excusez-moi, sur l'appellation président, candidat, moi je vais vous dire une chose, je suis président à 100% et je suis candidat à 100%. J'exercerai toutes mes fonctions de président de la République et j'exercerai aussi tous les attributs de candidat. Je suis président et je suis candidat ». Quatre questions ont donc été posées au candidat si je m’en tiens aux nombreux témoignages des uns et des autres, de ses propres amis et sympathisants, de ses contradicteurs les plus hermétiques.

1. La Parole ivoirienne dans le monde

La Côte d’Ivoire et l’Afrique dans le monde. La parole ivoirienne est partout sollicitée et écoutée. C’est le premier sens de la question de Robert Navaro (Rfi). Puis vient le sens le plus classique sur le pédantisme du futur de l’Afrique et du positionnement sur la scène internationale et singulièrement de la place du bilatéralisme, finalement inégal, entre l’Etat ivoirien et l’Etat français. Le candidat Laurent Gbagbo a proposé une explication de ce qu’il voit, vit et entend partout : « Je veux expliquer, c'est que le monde, depuis la 2e guerre mondiale, a connu une période dramatique qui est la période de la guerre froide. Qui a commencé dès que les alliés de l'ouest et de l'est sont rentrés dans Berlin, dès que les troupes américaines, anglaises et soviétiques sont rentrées dans Berlin. La guerre froide a pris fin formellement en 1989 bien que les boucliers anti-missiles de Bush nous aient rappelé à un moment donné les relents de la guerre froide. Heureusement et je le dis tout net, je suis d'accord avec la position prise par Barak Obama de ne pas implanter à nouveau ces missiles pour réchauffer inutilement l'atmosphère internationale. Mais pendant cette période, les pays développés ont tous sans aucune exception, y compris celui que vous avez cité, soutenu les partis uniques en Afrique. Et nous autres, nous luttions dans l'obscurité mais c'était les partis uniques qui régnaient. Aujourd'hui, nous sortons des partis uniques parce que la guerre froide s'est achevée. Donc nous tâtonnons, nous sortons de la guerre froide comme des poussins qui sortent des œufs. Et nos soubresauts que nous remarquons en Afrique sont des sauts d'enfants qui apprennent encore à marcher, ils tombent. Je ne suis pas inquiet pour l'Afrique, l'Afrique s'en sortira. Quand la guerre froide s'est arrêtée, on a dit des choses effroyables. Nelson Mandela qui était considéré comme un terroriste, on l'a sorti de prison et on lui a donné le prix Nobel de la paix pour le présenter comme le plus gentil de tous les hommes d'Afrique. Mobutu qui était encensé à Paris, New York, Washington, Londres, est mort dans une maison au Maroc, misérablement. Il a même demandé un visa pour rentrer en France dans ses maisons, on le lui a refusé. Savimbi qui était adulé, qui était soutenu, pour lequel on organisait des ponts aériens pour lui amener des armes, est mort sous un arbre. Donc le monde change et l'Afrique avec. L'Afrique est le dernier à changer. On a des soubresauts dans certains pays et là, mais tout ça, je vous donne rendez-vous, Monsieur le journaliste, dans dix, vingt ans et vous allez voir que l'enfant qui, hier, titubait, marche droit ». On lui reprochera tout ce que l’on voudra à partir de la lecture de la trilogie romanesque de Léonora Mano. Toujours est-il que le constat ou diagnostic qu’il fait est le seul bon. Le débat public doit donc porter sur comment on sort de cette quadrature pour envisager la liberté de construire pour nous-mêmes une nation en harmonie avec elle-même. C’est ça le fond de l’explication du Woodi ivoirien. On ne peut pas comme ça d’un revers de main dire ou ignorer « l’effroyable imposture » et « l’effroyable mensonge » qui enserrent notre nation. Nous nous cogneront contre les obstacles visibles et occultés dus à l’émiettement colonial de nos terroirs.

2. L’innovation en communication politique

C’est Boga Sivori qui a évoqué cette curiosité politique. Au lieu de battre campagne, le candidat a envoyé partout en Côte d’Ivoire des émissaires informer ses compatriotes de sa volonté d’être candidat à l’élection présidentielle. La question de Boga Sivori a donc affiché l’innovation communicationnelle du candidat Laurent Gbagbo. Informer tous les Ivoiriens presque individuellement et dans le détail sur la rigueur de ce qui va être son projet de société et son programme de gouvernement au-delà du grand théâtre des joutes frontales et publiques. Le retour de cette histoire : plusieurs parti politiques se sont constitués en cercle fermé autour de cette éminente candidature. On aurait dit une sorte de « primaire américaine à l’ivoirienne ».

Mais en fin stratège, il sait que les différents protagonistes utiliseront des propos outrageants et intolérables, il tient donc à instruire les Ivoiriens de faire bon accueil à tous et que s’il devait avoir aussi un moment de colère qu’il ne retienne que ce qu’il leur a dit dans le paquetage des vingt délégations qui ont sillonné le « pays profond », loin des miasmes politiciens abjects. Quant à lui, il parlera la langue de la vérité de notre histoire commune. Il soutient même qu’il revendique l’élan ruptuel interrompu brutalement par les « abandonnistes ». Il remettra donc sur les rails l’ambitieux programme de refondation sociale et culturelle. Et derrière les mots prononcés par le journaliste, le candidat Laurent Gbagbo enfonce le clou à l’allusion des « traitres » du fameux « repli tactique » et de leur système mortifère des « complots de jactance » Le mot est clair et l’énoncé strict. « Je vous ai dit que la période que nous connaissons est une période elle-même inédite, exceptionnelle. C'est la Côte d'Ivoire qui a été attaquée. Je ne suis pas assez orgueilleux pour dire que c'est Gbagbo Laurent qui a été attaqué. C'est la Côte d'Ivoire qui a été attaquée pour ce qu'elle est. Terre d'accueil, terre d'hospitalité, elle a été attaquée pour son essence. Et c'est ensemble que les Ivoiriens ont riposté, résisté. Tous ceux avec qui j'ai résisté depuis 2002, il était important que je les informe, que je demande leur avis sur mon intention de briguer une autre candidature parce que c'est ensemble que nous allons encore continuer ce combat. Voilà pourquoi j'ai envoyé des délégations partout, les nouvelles qui nous sont revenues sont bonnes, c'est pourquoi je suis devant vous ce matin. Nous qui avons fait ce pays, sommes candidats nous tous. Villageois, citadins, ouvriers, paysans, nous sommes tous candidats dans ma candidature et nous sommes candidats pour gagner ». Dans cette argumentation, le candidat Laurent Gbagbo engage le combat contre les démissions surréalistes du passé qui ont permis l’inconsciente agression contre notre patrie commune et la catastrophe du 19 septembre 2002.

3. La provocation antipatriotique

Christophe Koffi (Afp) a tout juste cherché à créer des dissensions dans la « galaxie patriotique ». Là encore le candidat Laurent Gbagbo n’a pas occulté le fond de sa pensée. Et même saisissant cette opportunité, il a fustigé avec la qualité du mot, les « traitres du 6 février 1949 », les théoriciens de l’abandon du combat libérateur se posant en défenseur du fatalisme de la politique du « repli tactique » dont notre nation n’est toujours pas sortie, nous confinant dans les postures mendiantes dites révolutionnaires, et qui finalement se sont avérées être des maillons d’un « pré-carré » serf au service exclusif des intérêts des amis de Jean Rose. Le candidat Laurent Gbagbo a estimé « qu'il y a des candidats qui sont à la solde de l'étranger ». Il a poursuivi : « Je ne vais pas vous mentir ni masquer ma pensée. Je pense que dans ce pays depuis 1945, il y a toujours des gens qui roulent pour les autres. Houphouët leur avait donné un qualificatif en 1946 que j'ai oublié. Jacques Chirac leur avait donné un autre qualificatif pour ceux de chez lui, il les a appelés les partis de l'étranger. Je pense qu'il y a des hommes dont l'existence politique ne repose que sur les liens qu'ils ont avec l'étranger. Moi, mes liens reposent avant tout sur les liens que j'ai avec la mère nourricière, la terre de Cote d'Ivoire et ses habitants. C'est ce que je peux dire aujourd'hui, je ne vais pas aller plus loin ». On est en droit de comprendre qu’il ira plus en profondeur dans le cours du débat public. On observera que le candidat Laurent Gbagbo a inventé ici l’expression la plus achevée de l’intégration chez nous, malgré tout, de tous ceux qui n’aiment pas notre pays et que personne n’a été exclue ni pour des raisons maladroites et inavouables ni pour des « raisons politiques » si l’on reprend Pierre Mazeaud faisant l’apologie de « l’ivoirité schizophrénique » de notre Nzueba national. Ce 16 octobre 2009 est donc un jour historique pour notre pays ! Toutes les familles et sous-familles politiques se sont librement déclarées à l’examen de leur patriotisme éclairé par le corps électoral ivoirien certifié par la vérité de la Cei dominée par les « Houphouëtiens » c’est à dire probablement les Houphouëtistes historiques et leurs nouveaux moutons ralliés ! D’ailleurs, on se délectera de l’oubli de l’historien sur le terme grossier utilisé par le père des égarés, il y a longtemps, sur les sentiers de l’indignité historique !

4. La sécurité pendant ce temps !

Cependant comment débattre en toute quiétude de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique, du futur de notre nation lorsque circulent dans le pays des armes de guerre ? C’est la légitime inquiétude que la question de Adolphe Zadi (radio Ci) a exprimée. Mais surtout la crédibilité du processus électoral et de l’ensemble des accords de paix. Des sautes d’humeur interdisent ici et là des délégations mêmes officielles à circuler librement en Côte d’Ivoire. La réponse est franche et pédagogique : « Je voudrais dire ceci, nous sommes dans une zone où il y a eu beaucoup de guerres. Il y a eu 17 ans de guerre civile au Libéria, il y a eu au moins 6 à 7 ans de crise en Sierra Léone, la Guinée a été fréquemment ravagée par les incursions de la guerre civile du Libéria. Donc, nous sommes dans un pays où avant même notre guerre, les armes légères circulaient de façon surabondante. Avant notre guerre civile, il y a des délégations qu'on arrêtait sur les routes, il y a des gens qu'on arrêtait sur les routes. Donc il ne faut pas croire que c'est parce qu'on a déclaré qu'on va faire la campagne électorale, brusquement les armes vont disparaître, ce n'est pas vrai. Je serai un mauvais candidat si je vous le disais. C'est après les élections que nous allons résoudre le véritable problème du désarmement par les armes. Nous allons désarmer par les armes. Oui ! Mais on ne peut pas aujourd'hui être inquiet. Coulibaly Gervais est là, on l'a empêché d'aller, il est revenu, il va repartir. Vous-même vous pouvez partir à Korhogo si vous le voulez, vous pouvez aller jusqu'à Tengréla et revenir. Il s'agit aussi des jeunes gens qui ont faim et qui demandent des choses. Ce n'est pas ça qui va empêcher la Côte d'Ivoire d'avancer vers les élections, ce n'est pas ça qui va empêcher l'histoire de la Cote d'Ivoire de s'écrire. C'est après les élections que le vrai désarmement va arriver. On fera le désarmement telle que c'est prévu par la loi, dans les accords. Nous allons sécuriser. Les militaires, gendarmes et policiers sont prêts, c'est parce que nous n'avons pas beaucoup d'argent, nous attendons quelques jours avant les élections avant de les envoyer partout sur tout le territoire national. Donc partout il y aura des policiers, des gendarmes, des gardiens de prison, partout il y aura des gens. Des incidents comme ça, il en aura encore mais ce n'est pas ça qui va empêcher l'histoire de la Côte d'Ivoire de s'écrire ». Les grands médiats de l’opposition dont « Le Patriote » et « Le Nouveau Réveil » et autres comme « Nord Sud » y ont vu le feu. Ils barrent tous : Gbagbo maintient le crépitement des armes ! C’est moi qui traduis le caractère malhonnête de l’argument ! Je dirais aussi que c’est de bonne guerre ! Mais ne retenir que cela dans un propos construit et correct, c’est au bas mot n’avoir toujours pas tiré les bonnes leçons de ce qui se passe sous nos yeux ! Une révolution sociale profonde.

Quand on est un homme d’Etat ou qu’on sollicite l’onction de son peuple, on a le droit et le devoir absolus de dire ce que tout le monde, chacun dans for intérieur, souhaite pour son pays et ses concitoyens. Dans le cas d’espèce, c’est encore le candidat Laurent Gbagbo qui a raison pendant que l’on se voile la face chez ses contradicteurs politiques.

1. En 1990 et 1992, le Président Félix Houphouët-Boigny dut se plier au grotesque chantage de bandes armées à l’intérieur de notre armée. Il posera en public au milieu des voyous ! Malgré la science infuse de Dr Dramane Allassane Ouattara, alors expert du Fmi à la Bceao. C’est Jeune Afrique L’Intelligent qui l’avait rapporté ! Ses bandes avaient même fait appel à Laurent Gbagbo qui avait refusé. On sait ce que cette politique a donné. La loubardisation systémattique et généralisée de la vie publique.

2. Le Président Henri Konan Bédié a cherché à y remédier avec les méthodes expéditives de Dr Gaston Ouassénan Koné, il a été déposé par la démocratie et le dialogue des armes.

3. Le Gal Robert Guéhi y a fait front avec la même barbarie. Il a été désavoué par ses amis politiques. Diminué et affaibli par ses soutiens intérieurs et extérieurs, il a été balayé par l’espoir incarné par la Refondation politique.

4. Le Président Laurent Gbagbo a tout fait pour débrider la question par la parole libérée (Forum de la réconciliation). Il a résisté aux intimidations, à toutes les impostures (ethnismes, tribalismes, complots, manipulations, désinformations, instrumentalisations). La guerre civile totale contre l’Etat ivoirien et contre la Côte d’Ivoire avec la menace de la partition territoriale a fini par dévoiler tous les mécanismes de capture et de captation orchestrés par la Françafrique. L’affaire Julia nous situe et nous éclaire sur les méthodes de la gangrène décrite par le livre « au mépris des peuples » ! Les loges maçonniques et leurs alliés autour du fantasque libyen, théoricien et propagateur de la culture musulmane par la vérité infaillible du « Coran » ont tout essayé. Laurent Gbagbo a tenu le coup. Il avait averti : « ils pensent et soutiennent : « il finira par se lasser comme tous les autres ». Je leur dis que je ne me lasserai jamais quand il s’agira de défendre la Côte d’Ivoire et la dignité des Ivoiriens ». Il n’a rien cédé. La Cedeao, l’Ua et finalement le Conseil de sécurité (Onu) lui ont donné raison dans le « non-dit de la Résolution 1721 ». Il a fait valoir la raison éclairée du « petit poussin » nègre que les mammouths caucasiens voulaient écraser. Il sait donc le chemin parcouru. Il sait le chemin à baliser pour ramener définitivement la Côte d’Ivoire dans les clous d’un Etat de droit compris par les « broussards » et par les « citadins ».

Mais pourquoi l’enfant Woudi de Mama le dit, comme cela, brutalement ? On ironise et on dit lapsus ! Non, il n’y a pas eu de lapsus, le candidat Laurent Gbagbo a énoncé la seule vérité qui tienne la route en notre pays. La vérité des armes, de toutes les armes. La paix des armes par la promotion des armes. D’ailleurs, les leaders rebelles le disent tous les jours : armée républicaine, intégration des rebelles, sécurisation militaire des zones Cno encore sous contrôle partagé avec l’armée rebelle et les Fds, sécurisation de l’autorité préfectorale et de toute l’administration des douanes, de l’unicité des caisses, des banques, etc… Mais comment le candidat Laurent Gbagbo arrive-t-il à cette conclusion bien laconique ?

1. Le candidat Laurent Gbagbo dit en claire que s’il y a une liste électorale provisoire cela n’a de sens que parce qu’il n’y a plus de problème politique fondamental en Côte d’Ivoire si l’on excepte les stupidités de Bamba Moriféré qui appelle au grand soir de type malien - cette idéologie n’a toujours pas marché ailleurs qu’au Mali. Dr Dramane Allassane Ouattara est prêt à aller aux élections avec des listes électorales amputées – même s’il n’est plus dans la même disposition depuis que l’informatique de la Sagem a parlé !!!! On a trouvé plus de trois millions d’enrôlés qui ne seraient inscrits nulle part sur quarante ans de vie électorale ivoirienne. Je dis bien quarante ans de vie électorale ivoirienne ! Trois millions d’Ivoiriens ne seraient pas sur les listings établis sous le magistère du pion des Institutions des Frères Lazard, les Polonais ! Djédjé Mady, quant à lui, est prêt à aller à l’élection avec la liste qui n’est pas entachée de fraudes ! On imagine le désordre moral de la « tchatche » entre les alliés du Rhpd, entre Rhpd et la Cei. L’institution contrôlée par les partenaires et alliés Rhpd publie une liste électorale le jour et la nuit venue, ces mêmes partenaires et alliés la dénoncent. Il faut le faire ! Eh bien ça, c’est de l’houphouëtisme pur jus !

2. Le candidat Laurent Gbagbo dit, et c’est le constat de tous, qu’il n’y a plus de problèmes administratifs puisque l’administration d’Etat s’est déployée partout en zones Cno même si certains administrateurs n’ont toujours pas de logement de fonction. La circulation des biens et des personnes se fait partout en Côte d’Ivoire. Affi Nguessan, Malick Issa Coulibali, Gervais Coulibali peuvent aller et venir à Kong sans problème majeur qui pourrait remettre en question la « palabre africaine » de Ouagadougou.

3. On aurait voulu que tout soit parfait ! C’est ça qui est le seul écueil ! Mais aucune oeuvre humaine n’est parfaite. C’est ici qu’apparaît la conclusion dite par le candidat. L’administration exclusive du port des armes par l’Etat de Côte d’Ivoire est une prérogative fondamentale de l’Etat de droit. Pour que ce droit soit effectif pour la tranquillité de tous et de chacun, l’Etat républicain combat en permanence par les armes ceux qui en portent illégalement. Le désarmement des esprits chagrins a été fait. Il y a à désarmer les mains violeuses et cannibales. Tout cela personne au monde ne peut y répondre sans un minimum de violence physique, au moins montrer l’artillerie militaire de l’Etat et en faire usage à la suite des sommations légales visibles par tous. C’est ça le désarmement par les armes dont parle le candidat Laurent Gbagbo. Il a raison. Comment peut-on vivre en toute quiétude dans un Etat de droit lorsque des armes de guerre sont détenues illégalement par des gens ?

Je veux dire qu’une politique de paix, de développement social, économique, culturel, politique, de liberté vraie, du rapport de confiance au bien commun suppose la totale adhésion à l’idée de dépôt des armes, au renoncement à l’utilisation privée des armes détenues illégalement. Les armes alors sont confiées pour la sécurité de tous et de chacun à des gens assermentés par l’autorité d’Etat de les porter et d’en faire usage dans des circonstances clairement et parfaitement encadrées. C’est ça la réalité. C’est ça le désarmement par les armes. Et on le comprend aisément, cela ne se décrète pas à la sortie d’un processus de guerre civile monstrueuse. C’est le combat quotidien d’un Etat responsable. Le candidat Laurent Gbagbo l’explique très bien.

4. Mais en même temps, à côté de ce désarmement qui nécessite néanmoins des armes, mais des armes légales et contrôlées, il y a toutes les autres armes qui n’ont pas complètement produit leurs effets. On dit souvent arguments en lieu et place du projet politique, du programme de modernisation et d’aménagement du territoire, de la politique de santé publique, du système éducatif, par certains aspects, défaillant, des pratiques économiques par la création massive d’emplois pour les jeunes diplômés avec des compétences réelles et tous ceux qui sont en recherche d’un emploi pour vivre.

Désarmer les va-t-en-guerre de tous les horizons politiques est finalement le vrai débat pour une société de liberté et respect des droits humains en les approfondissant. C’est le sens véritable de la catilinaire prononcée par le leader de la Refondation politique de la Côte d’Ivoire.

C’est ainsi que l’on doit lire le « mot de fin » de cette journée historique pour la Côte d’Ivoire ouverte mais libre et libérée des carcans des gangs françafricains du 2 rue de l’Elysée : « Je vous remercie d'être venus, allez et dites partout que Gbagbo a déposé ses dossiers. Allez et dites partout que Gbagbo est candidat pour la Côte d'Ivoire, que le combat est engagé contre ceux qui n'aiment pas la Côte d'Ivoire. Allez et dites partout que la Cote d'Ivoire ne peut pas et ne doit pas perdre cette bataille »

Il appartient aux Ivoiriens partout de débattre de tous les sujets de leur histoire, de leur société, de leur culture, de leur vivre ensemble et d’en confier la protection à un leadership éclairé, volontaire, responsable et intransigeant sur notre identité et notre dignité individuelle et collective de nation libre. J’ai relevé cette idée de l’assurance responsable chez Césaire. Je l’ai écrite dans « Atypique » : « Césaire a cherché partout, dans les coins et recoins, dans les caniveaux, dans les arrières-boutiques, dans les égouts, dans les tiroirs, dans les bibliothèques, dans les armoires invisibles, dans les cachettes cultes, dans les fissures, dans les lézardes de la civilisation de nos geôliers, de nos kidnappeurs, de nos rafleurs, de nos convoyeurs, de nos bourreaux. Il a fini par trouver les brisures incandescentes et lumineuses de nos vies ! Volées, violées, réduites et fossilisées ». Ce que j’ai écrit de Césaire est valable pour le Woodi de Mama. Ce 16 octobre 2009, le candidat Laurent Gbagbo dit avoir mis fin à la politique du « permis de capture » délivré en 1934 à Marcel Griaule pour rechercher, trouver et capturer tous les savants noirs, tous les disciples des zili des Noirs, les dépouiller de leur savoir, violer et détruire tous les lieux de culte de nos ascendants, égorger tous les résistants sans procès, le tout pour le compte de la 3ème République française.

Le Kanégnon ivoirien a mis fin à l’ordre du « Permis de capture », aux pratiques inavouables de la Françafrique. L’homme est partout l’homme. Rien ne peut justifier l’asservissement de l’homme par l’homme. Nous sommes partout libres et égaux en dignité.

Le jour se lève toujours

Lettê na Lettê

18 octobre 2009



L’expression est de Thierry Meyssan

L’expression est de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel

On lira avec intérêt « Les chemins de ma vie » de Henri Konan Bédié, écrivain politique ivoirien

On confrontera les thèses des amis de Jean Rose à la conférence de la Colonisation de Yaoundé, les professions de foi de certains leaders d’opinion en Côte d’Ivoire et le Discours de Dakar (Sarkozy) et le Pardon de Dakar (Ségolène)

Le leader ivoirien invente ce néologisme pour éviter le piège des théoriciens victimistes. Les Houphouëtiens sont probablement des Houphouëtistes plus des néo-Houphouëtistes , surtout les néo-Houphouëtistes qui dira-t-il ont abandonné la lutte pour notre libération totale et se sont mis au service de ce que Chirac a appelé pour son pays, la France, les « partis de l’étranger ».

On lira encore avec intérêt ce que Wikipédia écrit sur ce triste énergumène : « Il a écrit le Livre vert, en référence au Petit Livre rouge écrit par Mao Zedong, dans lequel il explique de manière succincte ses solutions aux problèmes posés par la démocratie et l'économie. Il y fait l'apologie de la démocratie directe. Il y ôte toute légitimité aux autorités religieuses et exclut l'usage des hadiths et de la sunna pour le droit musulman, consacrant ainsi le Coran comme son unique source. En plus de provoquer un conflit entre lui et les milieux traditionalistes libyens, ces pensées lui ont valu d'être déclaré « hérétique » (kafir) par les oulémas d'al-Azhar et d'Arabie saoudite. » Nous n’avons pas le droit de minimiser ce dictionnaire. Il dit en réalité les bases de sa cooptation par certains milieux maçonniques pour servir leurs intérêts en Afrique noire en le posant comme un « kafir » par les oulémas que ses mêmes loges maçonniques par ailleurs en Arabie saoudites. Mais ce que nous devons retenir c’est sa propre confession à Bamako lorsqu’il a reconnu avoir armé les rebelles sur la base d’un mensonge religieux : les rebelles lui auraient dit que le Président Laurent Gbagbo avait détruit des mosquées en Côte d’Ivoire.

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