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17/10/2010

Guy Labertit parle de la Résistance victorieuse

banniere_progres.jpgLire et ou écouter l'Ivoirien blanc du Kanégnon ivoirien c'est toujours puiser à la bonne source inépuisable des idées, de la modélisation des faits politiques qui rythment la vie des Ivoiriens. Guy Labertit en a encore donné la démonstration.

Ce samedi 16 octobre, il était certes a une "petite conférence à Montpellier" pour nous décrire les "deux moments historiques" de la crise ivoirienne. Avant l'Apo. Après l'Apo. Et la qualité de l’exposé méthodique a fait tout le reste.

Dans le premier moment historique de l’Avant Apo, la crise militaro-politique a été traitée par la communauté internationale. Ce fut le lit des Accords et Résolutions interminables avec un point focal "abracadabrantesque": dégommer, en Côte d'Ivoire, l'essentiel de la charpente de l'Etat républicain, détruire la colonne vertébrale de la nation ivoirienne. On s’en prit au Kanégnon ivoirien, on en voulut terriblement à l’Assemblée nationale, on esquissa l’abrogation pure et simple de ce qui code et codifie le vivre ensemble en Côte d’Ivoire : la Constitution du 01 août 2000. Les protagonistes de ce moment ne chercheront pas vraiment une solution crédible et durable. Pour eux, la question était: comment écarter du pouvoir la seule autorité légitime du pays. Ils ont, dans leur cécité politique, logé les Ivoiriens rebelles et les patriotes au même étage du mépris. On tenta d’utiliser la crise ivoirienne pour banaliser les Lois fondamentales des Etats puissants de la terre. On sait comment l'Onu a fini par se dédire! Les sbires et fanfarons de Chirac de la « gargouille » ont fini par se rendre à l’évidence. Ils n’étaient rien !

L'après Apo, ce deuxième moment historique a été le résultat d'une prise de conscience générale. Les chefs rebelles lucides avaient compris qu'ils étaient les dindons d'un cirque prédateur de leurs terroirs sans retour pour la majorité des populations. Ils étaient les faire-valoir d'une idéologie malhonnête!

Le dialogue direct ou la Palabre africaine ne pouvait que prospérer. Elle a prospéré. "Les Ivoiriens se sont mutuellement pardonnés". Tous les obstacles sont alors tombés les uns après les autres. On a cherché partout les dizaines de milliers de rebelles à intégrer dans la République. On n'a recensé que des "analphabètes" et "1014" Ivoiriens en état d'intégrer la nouvelle armée en construction.

L'Etat républicain était resté debout. Il réussit à reconstituer les charpentes défectueuses. La Palabre des Anciens a fait le reste. Aucun leader d'opinion n'a été discriminé comme autrefois. Tous ont entrepris le chemin du retour! Ils se "palabrent" pour le "fauteuil de Kanégnon"! Et ce deuxième moment historique est leur œuvre. Personne ne leur a rien dicté. Ils ont pris la liste de leurs différents politiques. Et un à un, ils y ont trouvé les solutions qu’ils maitrisaient tous, individuellement et collectivement.

La crise a été donc un puissant révélateur. Les Ivoiriens savent désormais qu'ils sont les maîtres exclusifs de leur futur, de leur liberté individuelle et collective. Les Africains aussi. Le Kanégnon ivoirien a donné au monde entier une leçon de résistance consciente et victorieuse.

Le jour se lève toujours

Lettê naa Lettê

 

23:54 Publié dans Lmp | Lien permanent | Commentaires (0)

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