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27/09/2011

Taïwan s’invite en Côte d’Ivoire

10(32).jpgPré-colloque de médiateur de la paix. Décidément la Côte d’Ivoire n’en a pas fini avec l’Asie orientale. Après le sinistre sud-coréen, c’est au tour de Ching Long Lu. Un diplomate de Taïwan. Le seul Etat au monde dont on ne connaît point le statut juridique international. Il fut même jusqu’en 1968 détenteur du mythique droit de veto onusien au même titre que la France, les Etats Unis d’Amérique, le Royaume uni et l’Urss. Il céda les prérogatives de son autorité mondiale à la chine de Mao Tsédoung. Il semble jouir d’un deal tacite entre la Chine et l’Occident maçonnique.

 

On devrait donc s’interroger de savoir comment ce petit territoire insulaire fait pour échapper à l’effroyable prédation des nations maçonniques d’Occident ou se faire respecter par l’insolent réveil de la Chine.

 

Je produis ci-dessous le commentaire du journaliste qui a suivi pour notre information les différentes communications. On aurait aimé de larges extraits du propos du palabreur taïwanais pour mesurer les graves lacunes de ce nouveau bavardage. Jean Baptiste Golly aurait martelé une idée sotte mais répandue en Côte d’Ivoire « quand les hommes se parlent, ils ne se tuent pas. Il faudra donc que nous nous parlions, cela nous évitera de nous entretuer » Ce bout de phrase dit que rien ne sortira du futur grand Débat comme on l’aime en Côte d’Ivoire et en Afrique noire.

 

Tout le monde sait pourtant que le pays où les hommes et les femmes se sont toujours parlés c’est bien la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire, toutes familles politiques confondues ont débattu pendant trois longs mois en 2001. Ils ont parlé et débattu jusqu’à formé un gouvernement de large ouverture en juillet 2002. Ils ont admis de doter leur pays de structures politiques pour que la parole soit permanente. On a parlé de Conseil généraux. Et malgré cela il y a eu une terrifiante tentative de coup d’Etat. Les Ivoirins on quitté leur pays pour aller chez les autres pour palabrer et éviter de s’entretuer. Lomé, Accra, Paris, Libreville, Pretoria, Abuja, Addis-Abeba. Et finalement Ouagadougou. Ils ont signé une sorte de modus vivendi ou Apo et débattu en permanence dans les structures ad hoc créées par l’Apo. Ils sont entrés dans la puissante association des Etats Sahélo-sahariens. Ils ont débattu au Conseil de sécurité. Ils ont eu droit au Gti. Et pourtant, il y a eu la destruction des biens des partisans nordistes du Président Laurent Gbagbo, le chantre de l’énigmatique « asseyons-nous et discutons » repris par Jean Baptiste Golly.

 

La démocratie, on le voit, n’est pas source de paix. La Palabre africaine telle que énoncée par notre Kanégnon et reprise par Jean Baptiste Golly est aussi insuffisante pour instaurer la paix.

 

Il n’y a pas longtemps, un Ivoirien qui invitait à la palabre et au débat civilisé à Paris s’était retrouvé brutalement dans le coma et sur une civière. Dans le pays qui se prétend le champion de la Palabre africaine, de la démocratie et de la liberté de parole et d’expression. Aux Etats Unis on parle beaucoup dans les prétoires et pourtant c’est le seul au monde où un juge c’est à dire une personne sans problème psychiatriques peut ordonner de donner froidement la mort à son contemporain. Là-bas, trancher les jugulaires aux Noirs est une vertu.

 

Des colloques, oui ! Mais n’enseigner plus jamais comme Jean Baptiste Golly ou les Kanégnon ivoiriens les détestables « Asseyons-nous et discutons » ou le « dialogue n’est pas un vain mot, c’est un comportement ». Nous avons pratiqué le Dialogue sur toutes ses coutures. Le dialogue est le comportement d’un mot bien vain ! Je l’ai indiqué plus haut. y avons cru. Nous n’avons pas assuré la sécurité des nôtres que décime froidement Amadé Ouérémi. Avec la couverture militaire de la Franc-maçonnerie d’Occident.

 

Le jour se lève toujours

Lettê naa Lettê

 

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20:23 Publié dans Résister | Lien permanent | Commentaires (0)