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03/08/2010

Le Manifeste – 1. Gbagbo et le 14 juillet 2010

BAD_abj270510 (53).JPG.jpegDe nombreux commentateurs ont pinaillé et chicané sur la décision du leader ivoirien. L’invitation de son homologue français est restée un non-événement, une lettre. La fête nationale française du 14 juillet 2010 aussi !

Certains ont expliqué avec moult arguments la cécité politique présumée du kanégnon ivoirien. Il se serait mis à dos le principal financier et banquier ou trésor public au service de la côte d’Ivoire.

D’autres y ont vu la maturité politique de l’ensemble du leadership ivoirien. Sur cette posture spécifique de l’homme d’Etat ivoirien, l’opposition politique significative n’a pas braillé comme à son habitude, aucun grief sérieux n’a été opposé au « nouveau Sundjata le refondateur ».

Le leader ivoirien, le woudi de Mama ne pouvait pas se rendre à Paris pour trois raisons.

Premièrement, le locataire de l’Elysée est partout en visite officielle et/ou d’Etat en Afrique noire. Il n’a jamais fait escale à l’aéroport international d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Dans ces conditions étriquées, le kanégnon ivoirien pouvait-il honorer physiquement une invitation de l’Etat français pendant que de hauts dirigeants de ce pays « évitaient » le sien ?

Deuxièmement, l’Etat français a tout fait dans les instances internationales pour diaboliser le régime ivoirien. Le kanégnon ivoirien pouvait-il applaudir ceux et celles qui avaient tenté de le dégommer du pouvoir pour indignité nationale et internationale ?

Troisièmement, la sanction irrationnelle, incroyable et saugrenue de l’Onu de Kofi Anan qui frappe encore des patriotes ivoiriens. Le kanégnon ivoirien pouvait-il participer à la célébration de la fête patriotique de l’Etat français pendant que de grands patriotes ivoiriens étaient interdits de sortie de leur pays sur la base de la requête des gouvernements de « l’abracadabrantesque Chirac » ?

Le régime de Chirac dont Nicolas Sarkozy est le principal héritier politique a orchestré, en Côte d’Ivoire, avec le soutien de nombreux pays de la région la chienlit. De hauts dirigeants libériens ont dénoncé avec preuves à l’appui le complot de la « chiraquie ». Mouammar Kadhafi l’a reconnu à Bamako ; il a demandé pardon à la Côte d’Ivoire. Donc quand on veut sincèrement reprendre le cours normal des relations diplomatiques entre responsables d’Etat « égaux en droit et en dignité », on vide publiquement le terrifiant et sanguinolent contentieux. Or, qu’est-ce que l’on constate du côté de Paris ? La suffisance, l’orgueil et le mépris ! Le leader ivoirien a adopté la posture et la hauteur de vue de l’homme d’Etat responsable. L’opposition politique a compris le sens du traitement spécifique que le woudi de Mama a réservé à l’hypocrite invitation. Le silence actuel de la haute direction du Rhpd en est la traduction la plus explicite!!!!!

En déclinant l’invitation du 14 Juillet 2010, le kanégnon ivoirien a dit aux Ivoiriens et aux Africains qu’ils sont libres et maîtres de leur destin individuel et collectif. Il a dit surtout aux Ivoiriens qu’il est le « candidat du peuple » et qu’il n’a d’autres ambitions que celles de servir honnêtement et avec dignité la cause de leur Patrie commune, la Côte d’Ivoire.

Le jour se lève toujours

Lettê na Lettê

 



Rhpd : Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix et la Démocratie. Faut-il rappeler que cette structure politique a été créée à Paris en pleine « guerre de la France contre la Côte d’Ivoire ». Par rebelles interposés ! Elle est, pour la Côte d’Ivoire « l’étendard », des réseaux de la fausseté et de la violence de masse.

 

01:38 Publié dans Mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le manifeste