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06/10/2010

Les langues se délieront !

UGTCI_1mai10 (62) (Large).JPGParrain de la cérémonie d'investiture de la Direction départementale de campagne (Ddc) du candidat Gbagbo à Biankouma, le président Dona Fologo en a profité pour grogner et faire des révélations.

En effet, le président du Conseil économique et social (Ces) a pris son temps le dimanche 3 octobre dernier, à la place “la Concorde” de Biankouma, pour s'étonner que les commanditaires du coup d'Etat manqué du 19 septembre, font croire que ce ne sont pas eux les auteurs de la guerre. “C'est pire ! Posez-leur la question. Parce que moi, je sais d'où elle vient. Ils savent ce qu'ils ont entrepris auprès de moi, avant la guerre et que j'ai refusé. C'est pourquoi, ils n'en parlent pas dans leurs journaux”, a-t-il dévoilé. Avant de menacer : “s'ils l'évoquent, je donnerai la date, l'heure et exactement ce qu'ils m'ont demandé. Et je crois que la campagne s'arrêtera”. A qui fait-il allusion ? Sur la question, Fologo répond très en colère : “Ce sont les mêmes qui sont à l'origine des coups d'Etat de 1999 et du 19 septembre 2002. La première fois ils ont réussi, parce que l'homme qui était au pouvoir n'était pas très fort. La deuxième fois, ils ont échoué parce que le “brave-tchê” n'est pas celui à qui on pense”. Rappelant que le Président Laurent Gbagbo étant en Italie, il pouvait aller ailleurs. Puisque certains chefs d'Etat lui proposaient l'asile. " Il a dit non, je rejoins mon peuple. Si je dois mourir, je vais mourir avec lui”, a confié le président du Rpp. Révélant que par la suite : “quand l'avion de Gbagbo devait atterrir, on a découvert 30 missiles sol-air dans la palmeraie de l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Cela veut dire que tout était prêt pour détruire l'avion qui ramenait Gbagbo de l'Italie. Mais M. Abonouhan (Dg de l'Anac), a placé des militaires en civil dans la palmeraie. Et quand ils ont vu qu'ils étaient suivi, ils ont arrêté l'opération”. Revenant sur les événements malheureux du putsch de 1999, le président Dona Fologo a révélé aux parents de feu le général Robert Guéi que ce n'était pas leur fils qui l'a fait arrêter. " Ce n'est pas Guéi qui m'a arrêté. Quand je suis sorti d'Akouédo, je l'ai rencontré et je lui ai dit : "moi, je ne t'en veux pas pour ce qui est arrivé. Tu es mon allié. Parce qu'à Akouédo, j'ai su qui nous a fait arrêter. Lorsque ceux qui ont dressé la liste des 20 personnes à arrêter le faisient, Guéi n'était pas encore arrivé à Abidjan. Je les connais. Les jeunes gens qui nous ont arrêtés, nous ont dit la vérité. C'est pourquoi, je regrette beaucoup la disparition de notre frère Guéi. Il en savait trop. Mais il ne pouvait pas parler à l'époque. Il y avait des tueurs autour de lui”. L'homme qui a dit être pour le pardon et la réconciliation, a fait remarquer cependant qu'on ne tourne pas une page sans l'avoir lu. “Sinon, quelque chose vous échappe. Lorsqu'on a dit ce qui s'est passé réellement. Lorsque chacun a reconnu ses fautes, en ce moment-là, on peut se pardonner. Mais je vous dis que pardonner, ce n'est pas oublier. C'est accepter qu'on vive ensemble dans la paix”, selon lui. De fait, le fils de Péguékaha, Dona Fologo, n'est pas prêt d'oublier qu'ayant perdu son grand-frère (même père, même mère), il prend la route avec un cortège de cinquante (50) véhicules. Et arrivé à Bouaké, il est arrêté. “J'ai demandé à la Licorne de fouiller toutes les voitures et prendre ce qu'ils voulaient et nous laisser aller enterrer notre mort. Rien n'y fit. Le Colonel marocain qui conduisait le cortège à partir de Tiébissou (alors zone de confiance), a tout fait. Mais la route nous a été barrée. Et je suis revenu sur Abidjan. Est-ce que je peux oublier ça ? Non ! Je peux pardonner, mais je ne peux pas oublier ", a-t-il déclaré intensément au public.

Frimo D. Koukou