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27/01/2010

Appel de Doza pour transformer l’essai démocratique ivoirien

Bernard-DOZA.jpgIl y a quelque mois, je m’étais élevé contre l’insipide analyse de l’Apo par Bernard Doza. Dans l’entretien qu’il a accordé à Patrice Leconte, l’auteur de la vérité confisquée dit avoir les moyens pour que les choses sociales, culturelles et politiques bougent ostensiblement en Côte d’Ivoire et en Afrique noire. Pour une fois, il pose la bonne question. Il propose une solution crédible. Il ne cherche plus à faire la guerre aux acquis déterminants de nos devanciers. Il pense qu’il nous faut nous appuyer sur nous-mêmes pour mettre un coup d’arrêt sec aux savants mécanismes de  mépris de notre nation. Il dit même explicitement qu’il nous faut transformer l ‘essai démocratique du Président Laurent Gbagbo et créer une véritable dynamique de libération de l'Afrique noire. Il est nationaliste panafricain! A partir de la Côte d’Ivoire ! Le Président Laurent Gbagbo a, comme son idole des Evangiles de Moïse, déblayer le chemin. Il a terminé les grands travaux de terrassement. Nous ne devons donc plus hésiter. Bernard Doza dit vouloir  donner un coup de pouce au Kanégnon de Mama s’il comprend le nouveau sens de l’histoire, ou « ce sera tant pis pour lui » et ses compagnons de lutte. Pour Bernard Doza, il ne doit plus y avoir de scrupules envers les héritiers de tous ceux et celles qui ont raflé nos ascendants, rasé nos cités, déporté et réduit notre nation en esclave. Pendant quatre longs siècles ! L’administration coloniale directe ou indirecte était la forme la plus achevée de la déqualification humaine de nos ascendants. Nous ne pouvions pas être des hommes! Il est décidément venu le temps d’arracher la Côte d’Ivoire et l’Afrique noire à l’absolue barbarie : « il est des tares qu’il n’est au pouvoir de personne de réparer et que l’on n’a jamais fini d’expier » s’écria le poète des calanques noires de Basse Pointe. Nous avons l’opportunité historique de rompre toutes les chaînes visibles et invisibles qui brident notre souffle et notre énergie, nous cloîtrent subrepticement dans l’impossibilité de conduire nous-mêmes, pour nous-mêmes, par la Palabre africaine, la modernisation responsable de nos traditions incessibles. Bernard Doza invite, à partir de l’expérience ivoirienne,  à ouvrir frontalement les hostilités contre les colonnes infernales qui ont pris en otage notre leadership.

Le jour se lève toujours !

Lettê na Lettê

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05:13 Publié dans Lekadou | Lien permanent | Commentaires (0)